Le Duché d'Aumont en 1225 - Contexte historique

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Le Duché d'Aumont en 1225 - Contexte historique

Message  Le Ligemort le Mer 2 Jan - 15:25

Contexte politique actuel



Contexte général


Cela fait bientôt quinze années que les troupes mongoles de la Horde Khergit ont attaqué et mis à sac la cité de Darenig, à l'Est. Pour leur répondre, et pour les punir, le Roi Octave III de Dania leva alors son Ost et demanda la sanction pontificale afin de lancer une croisade. Il la reçu sans difficulté et ses forces partirent ainsi à l'assaut des steppes du nord, avec dans l'idée d'y établir un Royaume Croisé. Toutefois, pour franchir les montagnes de brume, le Roi avait alors besoin de l'approbation de son turbulent vassal : le marquis elfe de Narendale. Et si ce dernier autorisa le passage des armées du Roi, il ne les approvisionna toutefois pas en vivres et en provisions. Les elfes cherchaient en effet depuis longtemps à s'émanciper du Royaume de Dania, et voir l'ost royal s'élancer dans une campagne sans avenir au nord les arrangeait au plus haut point. Ainsi le Roi franchit-il les montagnes de brume. Mais ces dernières ne se laissaient pas dompter si facilement. Et dans les cols de ces hauteurs culminant à plus de six mille mètres, il était peu sage de s'aventurer sans approvisionnement sûr. C'était en outre sans compter le harcèlement continuel de la cavalerie Khergit, qui causait pertes et fracas dans le train de bagage de l'armée royale.

Ainsi, malgré la ferme interdiction d'Octave et de son connétable, le Duc Louis IV Maximilien d'Aumont, certains vassaux de Dania entreprirent de se servir sur le pays. Et si les pillages étaient rare, les confiscations et les saisies de vivres et de matériel étaient toutefois suffisamment sérieuses pour que nombre de villages et de villes elfes commencent à se demander comment ils allaient passer l'hiver. Face à cet état de fait, le Marquis de Narendale revînt donc sur sa décision, et somma l'Ost Royal de retourner d'ou il venait. Mais ni Louis Maximilien, ni Octave n'avaient l'intention de reculer, d'autant plus qu'ils étaient maintenant proches des grandes steppes khergits, ou leur croisade pourrait commencer. En dépit des avertissements des elfes, ils continuèrent leur route, et le Marquis n'eut donc plus d'autre choix que de s'allier aux khergits, contre les Daniens.

Ainsi, la croisade des Darenigeois fut-elle détournée de son objectif initial, et eut pour nouvelle mission la prise de la capitale elfique de Cinmervine. Au bout de six années de guerre, les troupes royales atteignirent ainsi la cité aux sept murailles, et en débutèrent le siège. Un an de combat, de pièges, de sorties et d'assauts n'en eut pas raison. En effet, après ce long siège, seule trois des sept murailles étaient tombées, et la garnison elfique était toujours forte de deux milliers de guerriers. Hors, c'est à cet instant précis qu'Octave fut tué, lors d'un assaut contre la porte Ouest, d'une flèche dans l'oeil.

Il faut donc ici nous éloigner un instant de l'actualité politique pour faire un peu de généalogie. La maison de Lurens, descendants des conquérants Danois du IXeme siècle et du célèbre Jorl Ier et de son fils Jorl II (devenu Octave Ier après sa conversion au christianisme), était sur le déclin en cette période. Le Roi Octave avait en effet épousé une jeune fille, retenue otage en Egurie depuis des années, et pourtant issue d'une bonne famille, bien qu'on ignorasse sa paternité réelle. Ce mariage avait déjà fait grand scandale à l'époque, et il fut encore aggravé lorsque Stéphanie donna naissance à un jeune garçon, baptisé Raland. Il apparut en effet que ce dernier accusait un très sérieux retard mental, que l'on attribuait d'ordinaire à la consanguinité. On commença à supposer que Stéphanie n'était autre que la cousine du Roi, disparue il y a trente années de cela lors d'un naufrage, alors qu'elle n'était qu'un nourrisson. Naturellement, Octave s'empressa de balayer les rumeurs. Il fit authentifier l'absence de relations familiales entre lui et sa femme par les mages de la Tour blanche, en Artenas (procédé qui suscita un autre scandale, le recours à la magie n'étant pas particulièrement apprécié en Dania). Mais, si cela suffit à laver l'honneur de Stéphanie, certains nobles et seigneurs avides de pouvoir personnel avertirent le Roi que Raland ne ferrait jamais un Roi, et qu'ils ne le reconnaîtraient jamais comme tel. Aussi Octave s'efforça-t-il d'obtenir un autre héritier. Mais Stéphanie semblait désormais incapable de donner naissance à un autre garçon. Elle lui donna une fille, qu'Octave appela Stéphanie également, et mourut en couche. Farouchement amoureux de son épouse, Octave fut inconsolable pendant trois ans, et ne prit une autre femme que très tardivement.

En attendant pourtant, il fallait prévoir un autre successeur à son trône. C'est pourquoi Octave entraîna sa fille aînée, grande sœur de Raland, Noémie, à l'exercice du pouvoir. Il l'éleva comme un homme, lui apprit à monter et à tirer à l'arc, à combattre à la lance et à l'épée. Et ceux qui étaient au courant de ce petit manège ne purent que reconnaître l'habilité de Noémie dans cet exercice. Toutefois, il lui fallait encore modifier la loi afin de permettre à sa descendance de monter sur le trône. En effet, le Royaume de Dania était régit depuis la nuit des temps par une règle de succession Agnatique stricte. Seuls les hommes pouvaient hériter. Et le Royaume de Dania n'avait, qui plus est, rien d'une monarchie absolue : le pouvoir royal était très décentralisé. Une pairie de douze grands princes et grands ducs devait approuver chacune des décisions du Roi. Au sein de cette pairie, un homme lui serait éternellement hostile : son propre cousin, Antoine de Ruslin, Duc du Petit Danelaw et héritier au trône selon les règles de la loi Agnatique. Mais deux autres allaient lui être d'un immense secours : Justin de Dreniziac d'un côté, et Louis Maximilien d'Aumont de l'autre. L'un et l'autre haïssait Antoine, pour la même raison : au début de la croisade des Darenigeois, Antoine, désireux d'affaiblir le Duc d'Aumont politiquement, révéla que sa femme, Jocelyne de Dreniziac, sœur de Justin, avait de très fort liens de parenté avec Ealyndë, la mère du Vol d'Argent, une dragonne millénaire dont la seule existence défiait les affirmations de l'Eglise. Le procès de Ravenelle termina donc avec Jocelyne sur un bûcher, alors même qu'elle venait de donner naissance à sa deuxième fille Isabelle. Elle et sa grande sœur Liana s'en trouvèrent orpheline et seule l'intervention d'Octave leur évita le bûcher. Reconnaissant d'avoir sauver ses filles, Louis Maximilien accepta de reconnaître Noémie comme héritière. D'autant que cela lui évitait de devoir se remarier puisque, la loi changeant, Liana pourrait devenir duchesse. Il confia donc sa fille aux soins d'Alfric Raenweld de Touare, l'un de ses vassaux, et "le meilleur chevalier du Royaume", afin qu'il en fasse une régente digne d'éloges, puis retourna en croisade.

Quand à Octave, il comptait maintenant parmi ses alliés le Duc d'Aumont, "La troisième couronne", comme on appelait le duché alors, et le Duc de Grande Antanarie. Il n'eut aucun mal à recevoir le soutien du Guevran, de la Lansace, et avec des alliés aussi puissants, la haute noblesse se rallia derrière lui, avec la garantie que le pouvoir des princes ne serait pas affecté par l'arrivée au pouvoir de Noémie. Mais Antoine avait une autre stratégie. Recourant au complot et à la ruse, lui obtînt le soutien des petits nobles, barons, châtelains et autres petits seigneurs des campagnes. Ils étaient bien plus nombreux, et formaient le cœur des forces armées de Dania ... Et eux verraient d'un très bon œil l'affirmation d'un pouvoir royal fort, qui réduirait au silence la grande noblesse Danienne ...

Hélas donc, Octave fut tué bien avant que le parti de sa fille n'ai obtenu le soutient de la majorité des nobles. Et devant les murs de Cinmervine, l'armée royale interrompit l'assaut sitôt qu'elle apprit la mort d'Octave. Et à peine la période de deuil fut-elle terminée, qu'Antoine et la moitié de l'armée quittèrent le siège pour retourner au petit Danelaw. Noémie, sacrée Reine sur le champ de bataille (on dira d'elle plus tard qu'elle fut "Née dans la guerre (en référence à cet épisode), forgée dans l'exil (en référence à sa fuite du Royaume), et éprouvée dans le sang (en référence à la bataille qu'elle mena pour reprendre son trône)"), voulut continuer le siège pendant deux mois encore, mais finit par céder aux suppliques de ses vassaux, qui constataient jours après jours que leurs propres bannerets se soulevaient contre eux et se ralliaient à Antoine.

Ainsi prit fin la croisade des Darenigeois. En queue de poisson. Et ainsi débuta la guerre de succession Danienne. Elle dura neuf années, et aux dernières nouvelles, elle dure encore. En effet, après diverses péripéties, les forces du Parti de la reine en furent bientôt réduit au seul duché d'Aumont, lui-même coupé en deux entre le Baron de Lachlay, le Comte de Darmont et le Comte du Holzberg, et les vassaux fidèles au Duc. Le Duc toutefois, comptait sur une puissante armée de Mercenaires pour défendre l'honneur de la Reine. A son service se trouvait trois des plus puissantes compagnie mercenaire d'Antanarie et de Trénéie : la Compagnie Blanche, la Compagnie du Chapeau, et la Bande Gnome. Hélas, une pluie torrentielle s'abattit sur le champ de bataille lorsqu'ils confrontèrent les armées royales aux gués de l'Ibren, fin Août 1225. Les armes de la bande Gnome furent totalement inefficaces, et seuls les piquiers de la compagnie blanche performèrent honorablement contre la cavalerie lourde Danienne.

Battus, les troupes de Louis Maximilien et Stéphanie se replièrent donc à Aumont, ou ils tinrent bon face aux armées royales jusqu'à la mi-octobre. Le Duc était confiant car l'hiver est rude en Aumont, et il vient tôt. Si Antoine et ses forces ne prenaient pas Aumont avant la Toussaint, ils seraient contraints de lever le siège et de se replier, car la neige, le mauvais temps, et les terres peu densément peuplées du nord ne pourrait pas soutenir l'immense armée de douze mille hommes qui campaient sous les remparts de la forteresse. Sans compter la présence, tout autour du val, de forteresse fidèles au duc, dont les propriétaires ne manquaient pas de harceler continuellement l'armée royale. Hélas, Antoine usa à nouveau de traitrise. Et promettant le Duché à Alexandre d'Aumont, le frère du Duc, il s'empara de la barbacane à la mi-octobre. Mais la forteresse lui résista encore. Et de rage, il fit exécuter Alexandre pour faire ployer le Duc. Sans effet. Alors, l'un de ses vassaux les plus audacieux : Pagley d'Orianie, escalada le piton rocheux de la forteresse et pénétra à l'intérieur par les grandes fenêtres de la tour d'habitation, un endroit non défendu car les défenseurs estimaient, à raison, qu'il fallait être complètement fou pour grimper les cinquante mètres de falaises qui les séparaient de la première surface plane. Mais Pagley était un peu fou. Lui et son commando libérèrent les prisonniers de la Tour de la Prison, et la forteresse fut prise entre deux fronts.

Pour Antoine, il était impératif de capturer le duc, ses deux filles, et la Reine Noémie, qui était sensée se cacher ici. Mais le Duc fut tué en combat singulier contre Armand de Lunegir, l'un de ses propres barons, Liana avait disparu et seule Isabelle fut capturée. Quand à Noémie, elle était loin. Très loin. Plutôt que de l'enfermer dans un siège dont elle ne sortirait probablement pas vivante, Louis Maximilien lui avait offert vingt de ses meilleurs chevaliers, parmi lesquels Dagren le Balafré, Osnuin le Noir, et Reamald le Renard. Et aux côtés de ces derniers, Noémie chevauchait à présent à travers le Vale, afin de s'embarquer sur une galère à Stromgard, qui l'enverrait dans le Sud, en Egurie, ou Louis Maximilien détenait quelques vieux amis au sein de la Noblesse Silénide.

Cette victoire n'en fut donc pas une pour Antoine. Et empli de rage, ce dernier chargea Runas de Lachlay, son général le plus compétent en Aumont, de retrouver Liana. Il pensa l'avoir rattraper le surlendemain de la chute de la forteresse, lorsque sur la Granrive, il tomba nez à nez avec une troupe de rescapés Aumontois commandés par nul autre qu'Alfric Raenweld de Touare. Au cours d'un duel mémorable entre les deux chevaliers, Runas tua Alfric, et s'en tira avec trois côtes et une jambe cassée, et il captura également l'une des trois demoiselle de compagnie de Liana d'Aumont : Jeanne de Saint-Aloys. Hors, la jeune Jeanne était vêtue d'une robe de très haute couture, ornée d'une broche aux armoiries de la maison d'Aumont, une robe que son baron de père n'aura jamais put lui offrir. Il déjoua aisément les mensonges de la jeune fille, et en déduisit qu'il brûlait. Liana était proche. Et la fin de la guerre également.

La question du Duché


Pourtant, si la Guerre de Succession de Dania prend fin avec ces événements, un nouveau conflit s'apprête à débuter alors que les flammes du précédent ne se sont pas encore éteintes. En effet, d'anciennes querelles intestines sous-tendent les choix d'affiliation fait par les partisans du Roi en Aumont. Si, d'un côté, le Baron Runas de Lachlay, et son vieux mentor, le Comte de Holzberg, ont choisi le parti du Roi car ils voient en ce dernier un moyen de renforcer la puissance de Dania face à son vieux rival, l'Empire Palhénien, d'autres, à l'image du Baron Armand de Lunegir, et du Comte Robert de Darmont, ont choisi le parti du Roi parce qu'il s'oppose à leur ex-seigneur, envers lequel leurs griefs sont nombreux. Et la décision d'Antoine de Ruslin de confier les rennes du Duché à Runas risque fort de causer la colère de ces vassaux puissants et ombrageux.

D'un côté se trouve donc le Baron de Lunegir, dont la famille n'est noble que depuis quelques générations. Ce sont eux qui, pour des sommes astronomiques, ont construit la forteresse d'Aumont. Et le Duc n'a jamais trouvé les fonds pour les rembourser. Espérant donc calmer ces bourgeois arrogants, il leur a offert une baronnie, sur les hauteurs d'Aumont, assortie de mines de fer théoriquement riches et abondantes. Mais les filons de ces mines ont été largement surestimés. Et aujourd'hui, les Lunegirs estiment que les recettes de cette exploitation ont été largement insuffisante à couvrir leurs créances et leurs intérêts. Pour combler cet affront, cela fait des années qu'ils exigent que la forteresse leur soit rendue. Que cette motivation soit légitime, ou qu'il ne s'agisse que d'un prétexte pour laver d'autres affronts, les Lunegirs entendent bien revendiquer le château d'Aumont et s'en emparer. Par la force s'il le faut. Et dans leur camp, ils ont put rallier la puissante cité de Harlesanje, dont les francs-bourgeois sont, depuis toujours, outrés par les positions pro-elfes prises par le duc ...

De l'autre se trouve Robert de Darmont, dont le lignage remonterait à Dioclaire lui-même. Une famille aussi ancienne que noble qui estime depuis toujours que, par séniorité, le Duché d'Aumont devrait lui revenir. Les Darmontois sont ainsi très remontés contre la Maison d'Aumont qui leur a "volé" le titre de Duc en 876, lorsque le fondateur de la maison, Louis Maximilien Ier de Ferlynn, rejoignit les armées de Jorl II et repoussa les envahisseurs Varègues venus des montagnes de Brume. Il construisit au passage, sur ses propres deniers, les forteresses de Saintois, Touare, et le tout premier fortin d'Aumont, devenant par la même occasion Comte, puis Marquis, lorsque Jorl éleva les terres ainsi établies au rang de Marches, avant de finalement recevoir un titre Ducal lors des dernières heures du Roi. Sauf que tout cela, Louis Ier Maximilien le fit sous l'autorité de Rolland II de Darmont, son seigneur théorique. Et qu'importe qu'il ai été vieux et grabataire à cette période, déléguant toutes les tâches qui lui incombaient à ses vassaux : les Darmonts estiment que c'est à eux que revient le titre de Duc d'Aumont. Et à plusieurs reprises déjà ils ont tenté de le prendre, par la ruse ou par la force. Maintenant qu'il est aussi proche, Robert n'est pas prêt à le laisser lui échapper de la sorte ...

La rançon de Jeanne


Du côté des vassaux encore fidèles à la maison d'Aumont, un autre problème, très épineux, se pose. Thierry de Saint-Aloys, seigneur de Saintois, vassal du Duc d'Aumont, mais surtout membre de la prestigieuse maison Allegrensteinoise de Saint-Aloys, est aujourd'hui confronté à une situation gravissime. Tout comme Louis Maximilien, il n'a pas de fils. Et c'est Jeanne, sa fille aînée, qui devait en théorie hériter de ses possessions. Bien que membre d'une branche mineure de sa prestigieuse famille, Thierry a toutefois toujours cherché à préserver sa lignée. Hors, avec la guerre de succession Danienne, il aurait put offrir son propre château à sa fille, lui faire épouser un noble de bas-étage, ou un roturier méritant, et préserver son nom et sa lignée. Cependant, tout ces beaux plans tombent à l'eau alors que sa fille se trouve aujourd'hui aux mains de ses ennemis. Runas de Lachlay est toutefois connu pour être un preux parmi les preux, attaché aux codes d'honneur de la chevalerie Danienne, et adepte de l'amour courtois. Il est donc tout à fait improbable qu'il profite de sa position pour infliger quelque tords que ce soit à sa prisonnière. Mais au delà de cela, c'est aussi un fin politique, et un habile intrigant. De savoir sa fille aux mains de ce baron ambitieux est donc une terrible nouvelle pour Thierry de Saint-Aloys, qui la voit déjà mariée à Raoul ou Marc de Lachlay, afin qu'en plus d'Aumont, ce dernier puisse mettre la main sur Saintois.

Thierry a donc ourdi trois plans différents pour retrouver sa fille : payer sa rançon en tout premier lieu, échanger la vie de sa fille contre Seyanor, la prestigieuse épée d'Alfric Raenweld de Touare, à laquelle Runas de Lachlay ne saurait résister, et enfin, mener une mission de libération afin de secourir par la force l'adolescente. Pour mener cette dernière mission, il sait déjà qui engagé : le jeune homme a qui il a promis la main de Jeanne de Saintois : Phandon Lumberssen. Un simple fils de charpentier, devenu écuyer d'Alfric de Touare après ses prouesses guerrières sous les murs de Cinmervine. Que Phandon secoure sa promise offrirait alors à sa maison un certain prestige et une belle histoire dont sont friandes les cours d'Avlägsen et d'Europe, mais cela lui permettrait également de convaincre les dernières réticences des opposants à ce mariage dans son propre parti, d'organiser les fiançailles, et de mettre sa fille à l'abri des manipulations de ses ennemis. Hélas, il y a un tout petit problème à l'accomplissement de ce projet : Phandon Lumberssen a disparut. Il n'était pas aux gués de la Granrive. Son corps n'était pas parmi les cadavres. Et il n'était pas non plus dans la forteresse d'Aumont après qu'elle soit tombée aux mains des agents du Roi ...

La Belle, La Gamine et le Truand


Ces informations sont inconnues de tout le monde jusqu'à ce que le MJ en dise autrement.

Dans les sous-bois de la baronnie de Pérenne, deux fillettes apeurées prennent la fuite. Avec toutes les armées du duché à leur trousse, pour les protéger, les utiliser, les manipuler, les capturer ou les tuer, Eléa de Karlmann, fille de Claude de Karlmann de la forteresse de Hersbourg, intendant des Aumonts pour la place, et Liana de Brisbach-Hersbourg d'Aumont ont disparue après la bataille des gués de la granrive. Sans objectif, perdues, traquées et terrifiées, elles n'ont nulle part ou aller. Nulle part ? Ou presque. Un soldat d'Alfric, rescapé de la bataille, leur est tombé dessus, par chance, ou sur un coup du destin : Godfric, fils du forgeron d'Aumont, et épéiste émérite de la forteresse a put leur sauver la mise. Mais il est gravement blessé. Et alors que la neige recouvre les montagnes d'Aumont de son grand manteau blanc, Godfric s'efforce de conduire Eléa et Liana en sécurité, à Hersbourg, ou les bannerets de la nouvelle duchesse attendent son retour. Souhaitent-ils lui offrir leur allégeance ? Ou entendent-ils eux aussi l'utiliser à des fins politiques ? Dans tout les cas, en attendant, tout ceux qui ont osé touché ne serait-ce qu'un cheveu des deux gamines ont maculé la neige blanche de leur sang ... Car Godfric veille au grain.

Le Roi repart au Sud


Loin de toute cette agitation, le Roi Antoine lui, a remporté sa guerre. Noémie est certes en fuite, mais il enverra ses assassins régler la question plus tard, quand elle reparaîtra pour s'imaginer prétendre à son trône. Les conflits entre les nobles du nord ne le concernent pas. Darmont, Lachlay, Lunegir ... Qu'ils se battent. Plus longtemps Aumont sera déchiré par la guerre, et moins il aura à s'en faire pour la sécurité de son trône. Le Duché d'Aumont à lui seul représentait la moitié des partisans de la Reine. Et il n'était pas uni. Que se passerait-il si les terres riches et fertiles du nord venaient à nouveau à trouver un monarque semblable à Louis IV Maximilien ? Il ne serait plus Roi en son Royaume. Il aurait un prince à gérer au nord, dans la "Troisième Couronne". Et cela, il ne pouvait pas l'accepter. Ainsi donc, il laisserait ce conflit perdurer entre ses vassaux. Plus il durerait, et plus son propre pouvoir serait protégé. Quand aux Aumonts eux-mêmes ... Il emmène Isabelle au Sud avec lui. Il la mariera à un chevalier méritant, qu'il renverra dans le nord plus tard, jeter de l'huile sur le feu quand tout cela sera un peu trop à l'avantage d'un parti ou d'un autre. Et sa sœur, la petite Liana, elle ne présente aucune menace ... Apeurée, isolée, en fuite ... Dans six mois on lui annoncera qu'elle s'est faite dévorée par un loup, et alors, sa victoire sera totale.

Il a d'autres problèmes au Sud. Dans les îles du Dioclairien, les derniers chevaliers fidèles à Noémie continuent de lui résister. Ils ont une flotte. Deux cent galères qui assaillent ses côtes. Lui pas. Il retourne à Ravenelle superviser la levée d'une armada et la construction de chantiers navals à l'abri, à l'intérieur des terres, le long du fleuve. Les îles du Dioclairien ne sont certes plus autant peuplées et riches en fer qu'au temps des invasions Franques et Danoises. Mais il n'en reste pas moins qu'elles furent à l'origine de deux invasions de Dania. Et si Noémie devait reparaître là-bas, elles pourraient bien être la porte d'entrée de la troisième. Dix îles. Les dix derniers cailloux dans sa chaussure.

La Reine perdue


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Loin au nord, par delà la frontière du Comté de Sardes, Noémie fuit les terres des Comtes de Nerfjords et de la maison Namrien. Accompagnée de ses vingt épées, elle a définitivement abandonné la guerre. Ayant réussi à négocier un accord avec les Celtes Valiens, elle s'en va rencontrer Saruniel Kinelas, Bolvar de Tanardan, et les Rebelles du Vale. Elle vient leur offrir son épée, et celle de ses chevaliers en temps que Mercenaires.


C'est un âge trouble. Un âge de loyautés changeantes, un âge de guerre et de sang. Un âge ou n'importe quel aventurier un peu courageux, impétueux et plein d'allant peut se tailler un nom, une fortune, et, s'il fait les bons paris, et mise sur les bons chevaux, s'il retourne sa veste au bon moment, et honorent les bonnes promesses, un âge ou certains pourront se négocier quelques bonnes places dans la Noblesse Aumontoise ...

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