Contexte Politique de la Messenie en l'an 500

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Contexte Politique de la Messenie en l'an 500

Message  Héphaistos le Dim 11 Mar - 15:36

Contexte politique de la Messenie



Contexte général

Ex-province des colonies Romaines d'Avlägsen, la Messenie se trouvait non loin des provinces frontalières d'Antanarie et de Trénéie, et bordait le nord des plateaux d'Etnolie, ou se trouvait le coeur économique et politique de l'Empire en Avlägsen. En conséquence, c'est une province assez riche, plutôt bien développée, comprenant un réseau important de routes de pierre pavées. Traversée de long en large par le fleuve "Ibren", qui coule au centre de cette vaste plaine, ce dernier est une véritable artère commerciale, vitale à l'économie de la province pendant les siècles de la présence romaine. Large de plus de cent cinquante mètres sur la plupart de son cour, c'est aussi une véritable barrière naturelle qui coupe la province en deux, et dont les points de passage sont autant de lieux stratégiques.

La Messenie est également un haut lieu religieux, puisque c'est à Ravenelle, la capitale de la province, que l'Empire, lorsqu'il est devenu chrétien, a installé le siège épiscopal de toutes les provinces d'Avlägsen. En conséquence, le Saint-Siège se trouvant de l'autre côté de vastes océans, Ravenelle est aussi devenu un très haut lieu de religion, et l'archevêque qui y siège est considéré comme la tête de l'Eglise chrétienne en Avlägsen. Pour autant, cette archevêché n'est fondé qu'en 330 après Jésus-Christ, et dès 360, il ne peut plus compter sur la présence des légions pour renforcer son pouvoir, son influence et son autorité. En conséquence, la christianisation d'Avlägsen, au moins en Messenie, en Antanarie et en Trénéie est resté dépendante du bon vouloir des comes et des évêques devenus autorités politique pendant le siècle qui a suivit. Il en résulte que cette dernière est plus qu'imparfaite.

Lorsque les légions de l'Empire furent rappelées à Rome au cours de la décennie 360-370, Avlägsen fut laissée sans défense, et ce sont les Comes, et les Evêques qui prirent sur eux de lever, progressivement, des armées afin de protéger les populations. Si la disparition définitive des provinces impériales ne fut reconnue qu'en 450 par les Comes, elle est toutefois effective dès 385, lorsque le Comes d'Orianie, et l'archevêque de Ravenelle se livrent une véritable guerre pour le contrôle du territoire des Durovandes, et qu'aucun intermédiaire ne parvient à calmer le conflit. Depuis lors, l'autorité des Comes n'a cesser de s'effriter, et un certain nombre de peuples celtiques, de cités naines, et de royautés elfiques ont recommencé à s'administrer eux-mêmes et à entretenir leurs propres armées.

En 480, les premiers guerriers francs venus d'Europe débarquent dans la baie de Dioclaire, et commencent à établir divers petits royaumes, que ce soit par la conquête, ou en se mettant au service des évêques et des comes de la côte de Rivedune et de la future "Petite Francie". Ils se taillent leurs propres royaumes de cette manière, et progressivement, des communautés franques de plus en plus nombreuses s'installent dans la baie, chassant parfois les locaux, ou se mêlant et cohabitant avec eux.

Il y a cinq ans, un jeune roi Franc, Dioclaire Ier, lointain cousin de Clovis, a initié une série de campagnes militaires qui l'ont conduit à unifier l'ensemble des Rois Francs sous sa seul bannière. Devenu Roi des Francs, il semble désormais se préparer à apporter "l'ordre" aux territoires divisés de Messenie.

Soulèvement des Durovandes et des Vauldes en Orianie

Depuis un peu plus de vingt ans, l'Orianie est en proie à la guerre. Territoire fertile et riche s'étendant autour du cours de la rivière Oriane, elle a été le théâtre de conflits récurrents entre l'archevêque de Ravenelle et les comes d'Orianie, au point qu'elle s'est dangereusement paupérisée, et que les habitants celtes de la région se sont soulevés contre leurs seigneurs. Ainsi, les Vauldes et les Durovandes, alliés aux celtes venus des montagnes des contreforts blancs, sont entrés en guerre contre l'archevêque et le Comes Orianus. Les chances de victoire des chrétiens sont plus que faibles, d'autant que les Comes de Transtrénéie sont trop occupés pour venir soutenir la tête de l'Eglise. Dès lors, ne pouvant se défendre tout seul, et abandonné par ses alliés l'archevêque de Ravenelle n'a eut d'autre choix que d'appeler Dioclaire et ses francs à l'aide, afin qu'ils assurent sa protection. Le Roi a naturellement accepté, d'autant que l'archevêque lui a promis de jucher sur sa tête la couronne "d'Imperator de Messenie", s'il devait remporter une victoire. Et dès lors Dioclaire s'est convertit au christianisme, et a commencé à rassembler ses troupes en vue d'une invasion en règle de l'Orianie et du Val d'Ibren ...

Raids orcs en Transtrénéie

L'ancienne province de Trénéie n'a jamais été vraiment débarassée des innombrables tribus d'orcs et de gobelins qui peuplent ses montagnes sauvages. Et bien qu'ils soient des guerriers honorables, souvent utilisés comme mercenaires dans la légion romaine, ou par les Comes après le départ de l'Empire, les orcs ne vivent et ne prospèrent que s'ils font la guerre. Or, récemment, le Comes de Transtrénéie (Comitatus Treneus) a employé une importante armée de mercenaires orcs, afin d'assurer sa protection contre le "Roi" autoproclamé Marius. Payés avec la promesse de terres et de conquêtes, ces mercenaires se sont révélés très efficaces et ont réussi à mettre Marius en difficulté sur ses propres terres, jusqu'à la bataille de la Vallée Brune, ou Marius fut défait, mais ou le Comitatus Treneus ne remporta qu'une victoire à la Pyrrhus en 498. Aussi, le butin de guerre ne fut-il pas à la hauteur des espérances des orcs, qui rompirent le banc et s'emparèrent de plusieurs place de Transtrénéie occidentale et décidèrent de se servir sur le pays.

Depuis lors, toute la région est en proie à d'incessants raids et pillages des mercenaires, qui la déstabilisent dangereusement et appauvrissent les seigneurs.

Le Royaume de Marius, en proie à la guerre civile

Au nord, en basse Volrie, un comes Romain particulièrement puissant, originaire de la cité de "Sarléon-sur-le-Guevran", s'est taillé un véritable Royaume, capable de rivaliser avec les francs au sud, et les Palhéniens à l'Est en à peine quinze ans. Depuis lors, il se fait appeler "Roi", et règne sans partage sur ses terres, nommant des chefs militaires afin d'administrer ses provinces en son nom. Toutefois, après la bataille de la vallée brune, il y a deux ans, les pertes effroyables subies par son armée, l'ont obligé à lever un impôt supplémentaire, ce qui a fortement déplu aux populations pauvres du nord de son territoire. Or, ces terres étaient administrés par des Comes nostalgiques de l'ancien ordre romain, et désireux d'offrir à leur population une protection efficace, digne de leur héritage. Croyant dur comme fer en l'idée qu'ils ne méritent leur pouvoir que parce qu'ils protègent le peuple, et lui garantissent de bonnes conditions de vie, ils ont refusé de prélever cet impôt supplémentaire. En conséquence, Marius les a désigné comme traître, et les deux camps rassemblent désormais leurs osts en vue d'une violente guerre civile ...

A l'Est, l'Invasion Palhénienne avortée

Il y a soixante-huit ans, au Sud, en Etnolie, naissait Arpaeus, fils d'un petit comes du massif androvin, ce génie militaire et politique reçu l'une des meilleure éducation d'avlägsen. Et à sa majorité, il conduisit les armées de son père contre la cité de Rascia, dont il s'empara en moins d'un an. Puis, après une série de campagnes militaires audacieuses, il agrandit le domaine de son père jusqu'à ce qu'il couvre l'ensemble des plaines côtières entourant la cité. Si bien qu'à la mort de son paternel, Arpaeus était "Praefector" d'un territoire s'étendant sur tout le nord du plateau de Dénirélie. Aussi, il entreprit de marcher jusqu'à Palhènes, la plus grande ville d'Avlägsen. La cité était alors en proie a de violents conflits politiques entre la haute bourgeoisie, le clergé et la noblesse. Aussi, lorsque les armées d'Arpaeus vinrent y mettre le siège, elles furent perçues comme des forces libératrices, venues mettre de l'ordre après une période de guerre civile parmi la population. Et après deux semaines de siège seulement, une émeute populaire ouvrit les portes de la ville aux troupes du Praefector, qui s'empara de cette dernière sans coup férir. Là, depuis l'ancien palais des gouverneurs romains d'Avlägsen, il déclara l'"Empire Restauré" (Imperii restaurata), et reçut, en l'espace d'un an, les hommages de la plupart des Comes de Dénerélie.

Fort d'un vaste territoire, Arpaeus entreprit alors une série de campagnes militaires et de conquêtes qui l'amenèrent à s'emparer de toute la côte de la mer Trénéenne, jusqu'au Mersan. Il s'empara de Nova Sparta, Abydos, Venios, et même de la ville sainte de Dyrrachuse, ou le Patriarche le nomma "Imperator d'Avlägsen". Ayant achevé ses campagnes à l'Est, Arpaeus se concentra sur l'administration de ses terres et la réforme de son Empire. Il redéfinit les rôles des Comes, soutînt l'Eglise et les conversion, et épousa également la fille du Doux d'Etnolie, ce dernier lui prêtant alors hommage. Ainsi, Arpaeus fonda un Empire qui allait lui survivre des millénaires durant : l'Empire de Palhène. Toutefois, cela ne lui suffisait pas. Il entendait restaurer la puissance de Rome.

Aussi prépara-t-il une campagne visant à s'emparer de la Messenie. En 480, ses armées franchirent la trouée du Guevran et débutèrent une invasion à grande échelle des petites principautés entourant le grand lac. Hélas, l'offensive tourna vite court. Au siège d'Aeriminius, en 482, Arpaeus fut tué au combat, recevant une pierre de cinq kilos sur le crâne. On retrouva son cadavre sous le porche de l'une des portes de la ville après la prise de cette dernière, et il reçut des obsèques dignes d'un Empereur. Hélas, depuis lors, ses trois fils se partagent son Empire en une violente guerre civile : Arpaeus II règne depuis Palhène, Cassius depuis Dyrrachuse dans le Mersan, et Apia, son épouse, est la régente du Royaume de César, son benjamin, qui vient tout juste d'atteindre sa majorité et règne désormais sur l'Etnolie.

Depuis lors, les conquêtes d'Arpaeus en Messenie sont administrées par un Praefector qui rend théoriquement hommage à César d'Etnolie. Mais qui, dans les faits, se comporte d'avantage comme un roitelet indépendant. S'il ne fait aucun doute que la querelle Palhénienne trouvera bientôt une fin politique, Arpaeus II étant de constitution fragile, et Cassius appréciant trop sa mère pour s'ériger contre elle longtemps, il est en revanche peu probable que les conquêtes Palhéniennes en Messenie reprennent avant longtemps car, à l'Est, les Achèrides préparent la guerre contre les Romains ...

Artenas et la restauration de Narendale

Depuis l'arrivée des premiers Romains, les Elfes ont toujours été considérés comme des races inférieures, indignes de cotoyer les humains. Leurs vieux royaumes ont été réduits en cendres, transformé en provinces et intensément colonisés par les humains. Mais il existe un territoire qui fait exception à cette règle. Au nord de la Messenie se trouve un Royaume Elfe qui existe depuis des millénaires, et résiste encore et toujours aux multiples invasions qui l'ont affecté : le Royaume de Narendale, et ses vassaux : les Comes de l'Athel Artenas. Pour autant, les incessantes guerres avec Rome ont profondément affectés ces territoires qui ont perdu une grande part de leur faste passé, et surtout, la plupart de leurs antiques connaissances.

Mais avec le départ des légions, les comes d'Artenas ont passer un accord avec les plus vieux alliés des elfes : les celtes. Un mariage entre une dame elfe et un haut chef de clan celte a propulsé les tribus de l'Artenas au même rang que la noblesse elfe, et fortement solidifier la puissance de ce comté. Dès lors, confiant dans leurs capacité, les celtes ont initié une série de petits raids et de guerres de faible ampleur contre leurs anciens maîtres : les Ducatus de Briennois, lesquels résistent aujourd'hui comme ils peuvent à la progression de ces envahisseurs venus du nord.

Luttes politiques en Haute Volrie

La haute Volrie a toujours un territoire riche, principalement grâce à ses grandes mines de fer. Cependant, à la chute de Rome, elle fut partagée en plusieurs comes, dont les deux plus puissants sont les comes d'Oblin et de Ruslin, les deux principales places fortes de la province. Ces derniers se livrent une guerre d'influence incessante sur les tribus celtes de la région, ignorant totalement les rappels à l'ordre de celui qui devrait être leur seigneur légitime : le Comes de Volrie.
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