Au delà du mur

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Au delà du mur

Message  Ordre d'Airain le Sam 11 Fév - 11:58


Une belle matinée dans l'Amont de l'Arveliande. Comme elle avait l'habitude de le faire Eloir était perchée au sommet d'une ruine autrefois majestueuse, observant le soleil rougeoyant qui naissait. A chaque fois qu'elle voyait cette scène elle ne pouvait s'empêcher d'arborer un sourire satisfait du miracle naturel qu'elle voyait là. Mais ce moment d'innocence ne pouvait plus durer, plus comme il durait jadis.

Aujourd’hui était un grand jour, ou un jour funeste pour les plus pessimistes. Les terres de l'ordre sont relativement peu nombreuses, les humains vivant sur ces terres en occupant une large majorité, sans vouloir accepter de négocier avec l'ordre pour que celui-ci puisse acquérir certaines terres à l'extérieur. Ils s'approprient toutes les terres par peur des Drows, par peur de les voir s'en emparer, eux qui craignent les elfes sombres comme certains les nomment.

Eloir avait prit la décision de faire changer les choses, bien qu'elle ignore entièrement comment cela allait se passer. Les hommes de l'Amont sont hostiles à l'ordre depuis bien longtemps, mais celui-ci le leur rend bien lorsqu'ils s'aventurent un peu trop près du mur ou des possessions militaires de l'ordre. Il était temps que les choses changent, le Mur d'Airain est aujourd'hui une ruine et l'Ordre d'Airain est de moins en moins nombreux.

Consciente de la chose difficile qu'elle envisageait la jeune femme ne pouvait que s'en remettre à l'Unique ainsi qu'à ses talents d'oratrice pour faire face au défi du jour. La souveraine d'Airain jeta un coup d'oeil vers la grande place du Mur, les hommes se rassemblaient, les tenues de cuir des Rangers étaient reconnaissable pour un Drow, de même que leur discipline remarquable. Cela faisait quelques mois déjà que les Rangers Noirs observaient les alentours.

A la recherche de terres fertiles pour prospérer l'ordre avait décidé de rejoindre l'Arveliande, les bords du fleuve étaient couverts de ressources vitales, de leur côté de la berge il y avait les grands champs de céréales, tandis que de l'autre côté l'on pouvait voir des vignes en grande quantité, des vignes de qualité. Les grands champs de céréales de l'Amont de l'Arveliande étaient aux portes des terres de l'Ordre d'Airain, et n'étaient pas tous exploités, certaines terres étaient jalousement gardés par les tribus humaines alors qu'ils ne se servaient pas des ressources.

Légende :
Beige : Zones riches en céréales.
Blanc : Zones riches en coton
Violet : Zones riches en vin
Noir : Terres de l'Ordre d'Airain.
Orange : Position du Mur d'Airain et du sanctuaire.

Un ranger se présenta aux côtés de la souveraine, lui annonçant que la compagnie de Croc-Rouge était au complet. D'un geste de la tête Eloir remercia le Drow puis se leva. Ce n'était sans doute pas le moyen le plus simple de paraître amicale que d'emmener une compagnie de soldats avec soit. Mais hélas la rencontre était dangereuse et Eloir préférait ne pas avoir à affronter seul des humains déchaînés s'ils réagissaient de manière hostile que beaucoup de Drows le pensaient.

Pour sa part la jeune souveraine pensait encore avoir une chance de bien s'entendre, ou tout du moins d'accéder au fleuve pour l'ordre, sans avoir à affronter des tribus humaines ne cherchant qu'à vivre en paix également. La jeune souveraine ne demandait pas grand chose, juste une terre non exploitée pour y faire pousser des céréales et commercer avec les autochtones, améliorer les relations, ouvrir l'ordre au monde extérieur.

Malheureusement les choses n'étaient pas toujours comme on le voulait. La jeune souveraine prit une grande inspiration tandis qu'elle quittait son perchoir. Elle jeta un coup d'oeil derrière elle, le peuple du mur était partagé quant à l'action d'aujourd'hui, elle comprenait. L'ordre arrivait à s'en tirer sans ces terres, mais qu'arriverait-il le jour où les forces du mal reviendront, le jour ou l'ordre devrait faire face à des personnes mal intentionnées souhaitant s'emparer du sanctuaire ?

L'ordre devait être fort, le Mur solide, pour cela il fallait changer les choses et non pas juste s'enfermer derrière quelques pierres vieilles de deux millénaires tenant à peine debout. Eloir passa devant les rangers, puis s'arrêta une nouvelle fois pour fixer le soleil levant. La couleur du soleil rappelait celle de son armure. Elle comptait sur l'aspect légendaire de cette armure pour jouer en sa faveur, priant simplement qu'en face ils ne la prennent pas pour un ennemi hautain, venant tout équipé pour un combat chez eux.

La petite troupe se mit en marche, derrière une compagnie de Gardes du Mur tenait l'extérieur des terres, gardant la frontière avec les autochtones dont ils redoutaient l'action après ce jour. Mais la jeune souveraine avait confiance, cette rencontre pouvait faire grand bien, elle comptait bien faire en sorte que ce soit le cas, que tout cela ne devienne pas un bain de sang comme il pouvait en exister tant dans le monde.

Après une journée de marche, à observer des paysages dont elle avait seulement rêvés la jeune femme arriva en vue d'un groupe d'autochtones, installés non loin des champs de céréales. Selon les rangers avec elle c'étaient ces hommes qui revendiquaient les champs de céréales non exploités, à la frontière avec l'ordre. D'un signe de la main la souveraine ordonna à une bonne partie de ses hommes de l'attendre ici, seul deux la suivirent, dont le capitaine de la compagnie, jusqu'au groupe d'humains.

La jeun souveraine avait une boule à la gorge en faisant face aux regards humains, ils semblaient la juger et la hair, elle qui venait en paix. La réputation des Elfes de l'ordre était toujours quelque chose se mettant en travers de sa route, tout ça car Mars, le second Seigneur d'Airain, avait eu la folle idée de se barricader derrière le mur et de tuer ce qui s'en approchait, quelle stupidité ! Les elfes à ses côtés semblaient moins impressionnés, ils avaient observer les humains durant les quelques mois à explorer, et semblaient ne pas les craindre.

[Eloir]« Je vous salue, peuple de l'Amont. Je suis Eloir Eldan, Seigneur d'Airain et Maîtresse du mur. »
[Chef des Humains]« Qu'est-ce que les elfes sombres viennent faire ici ? Venez vous piller et massacrer ? Vous moquer ? Ou exiger notre soumission ? »

Eloir fut surprise par le ton haineux et condescendant de l'humain. Il haissait visiblement le peuple du Mur d'Airain, la rencontre s'annonçait encore plus tendue qu'elle ne l'avait pensé. Les deux Drows saisirent le pommeau de leur épée, près à en découdre. D'un geste appaisant des mains Eloir pria à ses troupes de laisser couler avec d'afficher un sourire aimable en répondant.

[Eloir]« Rien de cela Mestre, je suis ici en paix. Je sais que vous craignez l'ordre, je sais que mes ancêtres ont agis de la pire des façons avec vous, qu'ils ont tués et dédaignés les votre, je suis tout aussi attristée que vous par cela. Je souhaiterai que rien de ceci ne soit arrivé, pourtant c'est un fait, l'histoire est écrite. Mais pour autant, le passé et le passé, je suis ici pour vous parler du futur. Nos terres sont petites et pauvres, il y a à l'Ouest d'ici, sur la rive de l'Arveliande des champs de Céréales non exploités et non habités. J'aurais put forcer la main, mais je souhaite discuter avec vous, l'Ordre souhaiterait pouvoir y poser des installations pour faire fructifier ces champs. »

|Chef des Humains]« Ces terres sont notre ! Vous n'êtes pas ici pour exiger la soumission mais pour nous voler nos terres ? »
[Eloir]« Je... Non, ce n'est pas là ce que je veux faire, je ne souhaite voler personne, si c'était notre intention jamais nous ne serions venu à votre rencontre Mestre. Je voudrais m'entendre avec vous à ce sujet, je voudrais commercer avec vous, je voudrais rigoler avec vous, je voudrais pleurer avec vous ! Je veux que vos soucis soient les miens et que les miens soient les votre, je voudrais mettre fin aux querelles ridicules qui marquent notre histoire commune. Assez de guerillas, assez de sang et de larmes, assez de cette culture de la haine que nos peuples ont depuis des siècles. Je souhaite voir mon Ordre s'ouvrir au monde extérieur, vous êtes ce monde extérieur. C'est pour cela que je suis ici, pour discuter de ce que nous souhaitons. Je peux comprendre votre mépris et vos doutes, mais je suis là pour changer cela, pour faire en sorte que demain soit différent d'hier, que l'on puisse se sourire et non plus se hair ! Je souhaite que mon peuple cultive ces terres et partage notre excédent avec vous ! Je souhaite que nos lames ne fasse plus couler votre sang mais le protège des dangers extérieurs, je souhaite que vos hommes puissent visiter nos fermes et discuter avec nos paysans sans craindre la mort, je souhaite que nos hommes puissent vous saluer sans craindre la mort. Ne souhaitez-vous pas cela aussi ? De voir une paix durable et une entente cordiale naître pour remplacer cette haine millénaire entre nos peuples ? »

La jeune souveraine arborait un sourire amical tout en donnant son avis et sa vision des choses, espérant sincèrement qu'en face ils acceptent ses mots et non pas ne la repousse. Elle ne voulait pas en arriver aussi loin, pourtant si les tensions devaient perdurer, l'ordre ne pourrait pas rester cloîtrer chez lui, il n'y avait pas d'autres choix pour changer les choses, mais c'était là la voix la plus noble et la plus attrayante pour la souveraine d'Airain.

HRP : Jet de diplomatie pour convaincre le chef des humains s'il vous plait ^^.
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Re: Au delà du mur

Message  Héphaistos le Sam 11 Fév - 12:19

Lancer de dé

Pour déterminer la nature de la réponse des humains de l'Arvéliande, fait moi un jet de diplomatie, avec les bonus et les malus suivants.

Mauvaise réputation : -2
Attitude des humains envers l'Ordre d'Airain : -4
Type d'humains de l'Arveliande : Sauvageons : -2


Total : -8

Note que ce jet ne sera bien sûr pas suffisant pour faire évoluer ta relation avec les humains de l'Arveliande.
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Re: Au delà du mur

Message  Ordre d'Airain le Sam 11 Fév - 12:21

DIplomatie : 12

Malus : -8

Donc : 4 ou moins.
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Re: Au delà du mur

Message  Héphaistos le Sam 11 Fév - 12:21

Le membre 'Ordre d'Airain' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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Re: Au delà du mur

Message  Ordre d'Airain le Sam 11 Fév - 17:36

Eloir arborait un sourire amical tandis qu'elle terminait son discours, priant l'unique pour que ces humains l'acceptent et commencent à discuter avec elle. Mais quelque chose ne se passa pas comme prévu. Etait-ce simplement les évènements qui devaient tourner ainsi ? Ou bien est-ce juste que la jejune Elfe peinait encore à comprendre les cultures extérieures au mur ? Nul ne le sait, nul le saura sans doute jamais. Mais l'humain ne sembla pas réellement accepter les paroles de la jeune femme.

[Chef des humains]« Vous croyez que vos belles paroles nous trompe ? Non contents de voler nos terres et de massacrer notre peuple vous venez nous insulter et nous humilier chez nous ? Vous et votre mur si précieux, retournez donc vous y terrez et ne revenez plus nous insulter chez nous ! »

La jeune femme arbora un sourire surpris tandis que l'humain balayait devant lui de la main, ne manquant pas de son montrer aggressif. Les autres humains derrières attrapèrent fourches et pelles, se montrant toujours plus menaçant. Peut-être avaient-ils raisons au Mur finalement, peut-être était-ce là le destin des Drows de vivre à l'écart, d'être haït. Pourquoi eux ? Pourquoi par tous les diables devraient-ils laisser les terres offertes par l'unique à ceux qui ne veulent même pas essayer de négocier ?

[Eloir]« Vous parlez de vol et de massacres ? Vous qui avez tenter de violer le sanctuaire de l'unique et prit les terres qu'il nous a offert pour la bravoure du premier Seigneur d'Airain ? Vous parler d'insultes quand nous acceptons d'écouter le ramassis de mensonges que vous débitez là sans prendre les armes ? Quand nous acceptons vos blasphèmes malgré leur importance ? Que nous jetons l'éponge sur vos crimes passés à tenter de forcer le mur ? Ne me faites pas rire ! La bande de paysans que vous représentez tente de rejeter tous les malheurs du monde sur un peuple qui n'a jamais rien fait d'autres que son devoir, lorsque vous vous contentez d'ignorer le strict sens de ce mot ! »

Le ton violent qu'utilisa la jeune souverain sembla surprendre, aussi bien dans le camps d'en face que dans le sien. Visiblement elle avait perdu le contrôle, poussée par cette volonté divine qui semblait vouloir pousser ces autochtones, ces sauvages, ainsi que le noble Ordre d'Airain à s'affronter. Pourtant jamais aucune guerre ne fut bonne ou efficace entre les deux, mais à voir la réaction du chef des humains lorsqu'on tentait de discuter, Eloir comprenait pourquoi.

[Eloir]« Si à chaque fois que quelqu'un vous tend une main vous vous contentez de cracher dessus, je puis aisément comprendre pourquoi votre peuple est seul, pourquoi il n'y a jamais eu d'entente entre l'Ordre et votre horde ! Vous ne méritez pas ce que l'on vous propose, vous ne méritez pas ce que l'on vous offre, une amitié et un respect mutuel. »

La dirigeante de l'ordre semblait touchée par les mots qu'elles utilisaient, elle manqua de s'en choquée elle-même tant cela allait à l'encontre de ce qu'elle pensait avant cette entrevue, un véritable choc de voir la véritable nature des humains de l'Arveliande, peut-être que tous n'étaient pas comme cela, mais ceux-ci l'étaient. Pour autant l'ordre ne devait pas rester enfermer, qu'importe ce que ces humains disaient, le devoir de l'ordre passait avant l'avis d'une horde d'idiots.

[Chef des humains]« Vous continuez à insulter encore plus ? Vous venez jusqu'ici, exigez nos terres avec un sourire insultant puis vous étonnez lorsque l'on refuse ! Vous sembler croire que mon peuple est celui prenant vos terres, que vous êtes ceux laissant couler, mais non ! Nous étions là largement avant vous, l'Amont est notre terre depuis bien avant que vous ne veniez ici petite sotte ! Vous crier au loup lorsque l'on vous dit la vérité, mais votre peuple a bien plus à se faire pardonner qu'un léger écart de conduite ou un accident diplomatique. L'Unique ne vous aurait jamais accordé ces terres, pas à vous, le penchant ténébreux des austères Elfes Gris ! Quittez ces terres, ne revenez pas, ne vous retournez pas, abandonner toute idée d'y vivre sinon... »

Le chef des humains ne termina pas sa phrase, son regard se figea tandis qu'il fixait quelque chose derrière les elfes. Le regard d'Eloir se tourna derrière cette chose et y aperçu la troupe de Rangers Noirs, surveillant la scène, arcs en mains et flèches encochées. Les traits colérique de la jeune femme furent rapidement remplacés par l'inquiétude lorsqu'elle comprit ce qui était en train de se passer. Elle jeta un regard à l'homme. Ses traits étaient déformés par la rage tandis qu'il attrapait un couteau à sa ceinture.

[Chef des humains]« On nous attaque ! Aux armes, aux armes ! Vous nous détournez de votre armée, près à nous massacrer pour quelques ressources et quelques morceaux de terre ? Vous voulez notre terre et notre eau ? Venez donc la chercher, pourriture du ténébreux ! »

Les drows à côté d'Eloir dégainèrent leurs armes, derrière le reste des Rangers se levait, prêt au combat. Ils bandaient leurs arcs tout en fixant les humains, prêt à tirer à la moindre attaque des autochtones. La situation dégénérait, la haine de la souveraine d'Airain fut remplacée par la crainte d'un combat à venir. La crainte de voir ce qui devait être une expédition diplomatique tourner au bain de sang pour rien. La jeune souveraine lâcha son bouclier et leva les bras, attrapant ceux de ses soldats de chaque côté en hurlant.

[Eloir]« Stop ! Inutile d'en venir aux armes ! Ne donnons pas raison à ceux qui font de nous le mal incarné ! »
[Chef des humains]« Ne pensez pas que vos intentions ne sont plus clairs, nous ne nous laisserons pas massacrer pour votre plaisir ! »
[Eloir]« Je vous en prie, ça n'a jamais été notre intention ! »
[Chef des humains]« Inutile de mentir, vous ne pouvez plus vous cacher derrière cet ultime mensonge Elfe ! »
[Eloir]« Je m'excuse pour cela, mais croyez moi, ces hommes ne sont là que car ils connaissent le terrain, ainsi que pour me protéger si vous attaquer, mais nous n'attaquerons pas tant que vous ne le faites pas ! Je vous en prie, croyez moi, évitons un tel bain de sang ! »
[Chef des humains]« Croyez moi, croyez moi, vous pensez que l'on va vous croire ? Vous qui mentez au monde entier depuis des siècles ? Vous qui tentez de nous tuer et de nous voler ? Vous qui venez nous insulter et nous demander de céder nos terres ? Pourquoi devrai-je vous croire ? »
[Eloir]« … Il n'y a pas de mot pour décrire cette raison, je veux juste que vous sachiez que je le pense vraiment ! Si nous nous battons il y aura des morts qui peuvent être évités ! Je m'excuse, je m'excuse pour mon audace ici et maintenant ! Je... Je n'aurai pas du vous demander cela, je me suis emporté après en calomniant votre peuple ! Je ne puis que m'en excuser ! Je... Nous allons repartir, je vous le jure, je ne souhaite que me faire pardonner pour ce qui est arrivé ici ! Si... Si nous pouvons faire quoi que ce soit pour vous prouver notre bonne volonté... Dites nous, dites le nous, nous le ferons pour montrer que nous ne voulons pas d'une guerre ! »

La souveraine d'Airain fermait les yeux, semblant implorer l'humain de la croire. Elle priait dans le même instant pour que cela ne dégénère pas, les hommes autour hésitaient tous, attendant la réponse du chef des humains pour combattre ou non. Les drows ne savaient que penser de leur souveraine se mettant à supplier un humain... Ils hésitaient entre le honte, la pitié ou la reconnaissance pour éviter le bain de sang qu'aurait été ce combat.
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Message  Ordre d'Airain le Sam 11 Fév - 22:12


[Chef des humains]« Vous imaginez que l'on va aussi aisément se dire que vous avez de la bonne volonté ? Juste parce que vous le demandez avec votre plus beau sourire ?
[Eloir]« Je ne vous demande pas de me croire ici, ni maintenant, mais accordez moi une chance, une chance de vous montrer que nous ne sommes pas tel que vous l'imaginez, que nous ne voulons pas ce que vous pensez que l'on veut ! »
[Chef des humains]« On en a déjà vu pas mal, vos insultes, vos menaces et votre air arrogant ne sauraient-être pardonné et oublié ! »
[Eloir]« J'ai fais une erreur, une grosse erreur en agissant ainsi, je me suis emporté pour rien alors que votre méfiance est de rigueur ici ! »
[Chef des humains]« Bien entendu ! Maintenant que vous l'avez comprit, pourquoi ne pas quitter à jamais ces terres et faire une croix définitive sur votre expansion ! »
[Eloir]« Je... Plus que l'expansion nous recherchons une ouverture au monde extérieure, cette réputation qui nous colle à la peau et cette querelle en est un obstacle ! Un sourire, une discutions posée, ce serait déjà un grand pas comme j'aimerais en voir plus souvent ! Donnez nous une chance de prouver que nous ne sommes pas les démons de vos histoires ! »
[Chef des humains]« Vous êtes bien agaçants, une chance ? Vous en voulez une ? Prouvez votre bonne volonté ? L'on verra pour plus tard ! Déjà, faites vous pardonner et l'on verra après pour cette valeur à laquelle vous semblez tenir ! »
[Eloir]« Avec grande joie, demandez nous ce que vous souhaitez pour ceci... »
[Chef des humains]« L'on a bien quelque chose pour vous... Des Gnolls se baladent librement dans les bois sombres, près de vos terres, ils raident nos cultures et attaquent nos convois, commencez donc par cela, l'on avisera après ! »

Eloir sembla regagner un sourire tandis que le chef humains semblait lui offrir la chance qu'elle demandait tant et qu'elle espérait à peine après son emportement plus tôt et l'hostilité montante dans cette discussion. De chaque côté d'elle les rangers rangèrent leurs armes, derrière ils décochés les flèches. Les humains déposaient fourches et pelles, prêt à écouter ce que leur chef avait à dire. L'elfe noir sembla satisfait de la réponse, pourtant le chef des autochtones semblait vouloir plus qu'une simple tâche comme celle-là.

La discution continua, ou plutôt l'avis de mission si l'on voulait faire savoir cela. Les humains firent passer le mot : quiconque avait une tâche à confier aux elfes pouvait le faire, aucune tâche de réellement dégradante ne fut donnée, à la grande surprise des rangers noirs. D'aucun aurait dire que ceci pouvait, en soit déjà, être une atteinte à leur propre honneur, une insulte à la fierté de chacun dans ce monde d'accepter ainsi un tel travail.

Pourtant ils ne dirent rien et acceptèrent les travaux qui leur fut remit. Après tout,  Aucun Honneur et Aucune Gloire ne me gagner. Cette phrase prenait tout son sens ici et maintenant, ils n'avaient pas d'honneur, ni de gloire, ni de fierté, juste un devoir à accomplir, qu'importe ce que cela prend pour l'accomplir. Les Drows doivent être nobles, ils doivent être humble, ils doivent savoir faire disparaître l'orgueil et se dévouer corps et âme au mur et au Seigneur d'Airain pour protéger Tanardan du mal.

Les rangers se réunirent autour de leur souveraine qui attendait patiemment que chaque homme ait donné son idée. Réparer la faute diplomatique d'aujourd'hui ne serait peut-être pas simple, Eloir s'en voulait de s'être emportée ainsi, il y aurait beaucoup à faire pour gagner la confiance au delà du mur, mais un grand pas fut franchi aujourd'hui, bien que celui-ci fut terni par l'incident. Mais au moins les humains acceptaient de donner une chance de se faire pardonner à l'Ordre. Une tâche indigne de leur devoir pour certains, mais la souveraine d'Airain se voulait rassurante : les choses changeraient une fois les relations réparées.

Une liste fut finalement établie et remise à la maîtresse du Mur. Celle-ci l'accepta sans rechigner puis se livra à la lecture des tâches données par les humains pour se débarrasser de cet affront diplomatique et, peut-être ensuite, établir des relations cordiales entre les deux peuples. Cet objectif était peut-être difficile, sûrement même, mais c'était malgré tout celui que c'était fixée la souveraine, dans le cas ou ça échouerait la solution serait sans doute moins... Agréable, mais alors toutes les autres possibilités auront été épuisées.

« Tuer les gnolls des bois sombres. »
« Reconstruire le pont de l'Arveliande. »
« Chasser les Harpies du gué-de-cendre. »
« Capturer le loup de l'Orée d'Arveliande. »
« Retrouver le convoyeur. »


Cinq tâches, aux difficultés différentes selon les instants, mais cinq tâches tout de même, à travers l'Amont de l'Arveliande. Chacune allait demander des efforts différents, mais une semblait plus difficile à effectuer que les autres aux yeux de la souveraine d'Airain. Une allait prendre plus de temps, pour autant ils n'allaient pas abandonner. Eloir remercia le chef et s'en retourna, avec ses hommes, faire ces tâches.

Tuer les gnolls des bois sombres. Une bande de gnolls s'est installés dans des bois à la frontière entre les terres humaines, les terres de l'ordre et la forêt d'Arveliande, située au sud-est des terres de l'Amont. Les gnolls sont des pillards, piètres combattants, mais il faudra les traquer, les trouver, puis les éliminer afin de tranquiliser les tributs humaines craignant les raids de cette espèce maléfique.

Reconstruire le pont de l'Arveliande. En ruine depuis de nombreuses années le pont sur le Fleuve était un lieu fréquentée autrefois, mais avec le temps sa pierre a brisée, son bois a craqué et, désormais, il est difficile de l'emprunter sans tomber dans le fleuve juste en-dessous. Pour cette raison les hommes souhaitent le voir retrouver sa solidité.

Chasser les Harpies du gué-de-cendre. Avec l'état délabré du pont de l'Arveliande le moyen le plus simple était plus à l'est, au niveau d'un passage à gué. Hélas depuis quelques mois quelques harpies enlèvent les hommes passant par là, leur agressivité n'étonne pas, mais leur présence dérange, elles semblent venir d'une montagne de la cicatrice, un peu plus au sud et s'attaquent aux humains de la région. Elles aiment ce passage à gué particulièrement emprunté aujourd'hui.

Capturer le loup de l'Orée d'Arveliande. A la frontière de la forêt d'Arveliande, au sud, vit un loup que les humains appellent Némée. Celui-ci aurait un pelage d'or et serait particulièrement grand, pour cette raison les hommes le voudrait, vivant, et demandent donc qu'on leur apporte l'animal sans le tuer.

Retrouver le convoyeur. Le convoyeur est le nom d'une barque qui naviguait sur l'Arveliande pour faire traverser les voyageurs loin du pont ou du gué, mais hélas il a disparut voilà plusieurs mois. Cette barque et son passeur étaient appréciés de la population locale qui aimerait savoir ce qui leur ait arrivé et pourquoi ils ont abandonnés cette profession pourtant gratifiante.
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