Les bons amis font de la place

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Les bons amis font de la place

Message  Galcian le Jeu 9 Fév - 16:46

Les bons amis font de la place


Jourdain jeta un œil sur la pile de parchemins qui jonchaient le sol de la petite pièce dans laquelle il se trouvait. Il n'y a pas à dire, il était vraiment bordélique. Pour autant, le constat dans sa tête ne pouvait être plus clair. Cela faisait des jours qu'il étudiait des feuilles de compte, où étaient enregistré les entrées et sorties des réserves du Dauphiné. Il en était réduit à se coltiner la relecture et la synthèse de ce fatras administratif pour avoir une idée claire de la situation. Sa mère, qui avait assuré un semblant de régence pendant 2 ans, était une femme délicieuse, aimante et aimée du peuple, mais assez peu versée, et c'est un euphémisme, dans l'administration quotidienne de l'état. Quant il eu 16 ans et qu'il récupéra la direction de celui-ci, il pensait assez vite se jeter dans l'étude et l'amélioration de la gestion du Dauphiné.

A sa désagréable surprise, et alors qu'il pensait que tout irait de source, il s’aperçut vite que ses "vassaux" ne faisait pas montre d'un entrain débordant pour lui rendre hommage. Il du se résoudre à faire la tournée de ses bannerets, et s'assurer de recevoir leur hommage pour leur terre. Si aucun ne se montra récalcitrant, il mit un point d'honneur (suis duquel était particulièrement développé chez lui) à bien montré qui était le patron. Il se fit fournir chaque fois la couche de l'hôte, discuta des arbitrages laissés en suspens par le décès soudain de son père, et surtout, choisi chaque fois qu'il était possible un cadet de famille qu'il intégra à sa suite. L'idée était de créer un sentiment d'appartenance à un tout commun en associant à l'entourage proche du Dauphin un membre de chaque famille notable du Dauphiné, sans pour autant priver les barons de leur ainés auxquels la succession était destiné, ce qui aurai, à n'en pas douter connaissant le tempérament sourcilleux de l'Aquilen, provoqué quelques remous. Et de fait, toute cette agitation lui avait prit plus de 6 mois, et c'est seulement à son retour qu'il avait pu se plonger dans l'étude de ces fameux comptes.

Et le premier constat, après avoir compilé pendant des semaines les registres de production, les archives Delphinales et les souvenirs des fonctionnaires, c'est que c'était lent, trop lent. De part sa fenêtre, Jourdain pouvait apercevoir loin dans la baie briller sur la mer d'azur des émeraudes semblant vierges et accueillantes. Toujours est-il que ces îles, pourtant plus de moitié moins loin que son vassal le plus lointain étaient inaccessibles, et les rejoindre relevait du fantasme tout homme de ce peuple d'explorateur ressentait. Il avait lu dans l'histoire familiale compilée dans un gros volume relié de cuir qu'une des deux races de sa famille venait à l'origine de par delà le lien et qu'ils étaient arrivé ici par bateau. Malheureusement, les connaissances nécessaire à la construction de tels navires avait disparu, et seul quelques barques de pêche jonchaient maintenant la gréve en contrebas du château. Il avait alors discuté pendant de longues heures avec les maitres bâtisseurs de ces barques, penché sur des tables où gisait des schémas et des plans, et ils étaient parvenu à la conclusion qu'il était possible, en l'état de leur connaissances actuelles de construire des navires suffisamment gros pour transporter une troupe. En aucun cas il ne pourrait combattre à bord, mais ça n'était pas un problème. Si Jourdain avait toujours été très assidu pour ses exercice martiaux considérant que la guerre était une option diplomatique comme une autre, ça n'était néanmoins pas celle qu'il favorisait. De fait, le transporter jusqu’aux iles lui suffirait. Les artisans lui avait cependant vite ramené les pieds sur terre en lui expliquant qu'il était impossible de mettre sur la gréve de tels navires, et qu'un port digne de ce nom devrait être construit, avec embarcadère et tout le toin toin.

D'où l'étude de ces comptes et l'exaspération face à la lenteur de la production. En effet, construire un embarcadère est un investissement couteux, et à l'heure actuelle les réserves du Dauphiné ne le permettait pas. Certes, elles déborde d'or, mais en dehors des habitants de la provinces, les relations avec les voisins sont inexistantes et le commerce impossible par conséquent. Il devait donc augmenter la production localement, mais les terres Delphinales, riches en abondantes ressources étaient déjà exploitées à leur maximum. Il fini cependant par prendre une décision. Il rejoignit précipitamment la cours du château d'où on entendant le bois éclater dans un grand fracas, dans un vacarme assourdissant. Depuis plus d'un an s'entrainaient sans relâche tous les cadets de famille l'ayant rejoint par le passé. Ces solides gaillards, tout vêtu de lames en étaient devenus féroces. Maniant la masse d'arme avec la même dextérité que l'arc long composite, il ne faisait nul doute de le très grande valeur militaire. S'adressant à leur capitaine, le Condottiere Raymond d'Agoult :

[Jourdain d'Amat] : Raymond, rassemble tes hommes s'il te plait, j'ai à leur parler.
[Condottiere Raymond d'Agoult] : Que ce passe-t-il seigneur ? Enfin un peu d'action ?
[Jourdain d'Amat] : Un peu oui, une randonnée tout au plus. Mais cela devrait vous dégourdir des jambes

Puis, grimpant sur une estrade, dans sur surcot vermeille, il s'adressa à l'assemblée :

[Jourdain d'Amat] : Compagnons, nous allons partir en vadrouille. Normalement, nous ne devrions rencontrer aucune opposition ou même comportement hostile, aussi je ne veux pas que vous provoquiez un incident. Nous partons en mission diplomatique dans l'arrière-pays et il n'y a aucune raisons que ça se passe mal, nos relations sont au beau-fixe depuis un bon moment déjà. Souriez, impressionnez, que vos gens et vos familles soient fiers des paroles qui leur viendront aux oreilles. Bon, restez aussi un peu sur vos gardes, on ne sait jamais ce qui se passe en Ouestreness Central et j'ai entendu parler d'une certaine agitation. De la à ce que ça déborde chez nous ...

Recrutement de Il Condotta dell'Aquila Rosso : 10 O, 6 B, 12 M



Dernière édition par Dauphiné du Bauç d'Aquila le Sam 11 Fév - 12:39, édité 1 fois

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Message  Galcian le Jeu 9 Fév - 17:47

Cela faisait maintenant plusieurs jours qu'ils étaient partis de Bauç d'Aquila. Ils avaient d'abord évolué pendant un bon moment dans des collines de faible hauteur, vallonnées et couvertes de vignes. La vision était enchanteresse, et quelques compagnons avaient émis l'idée d'aller, très professionnellement tester quelques crus élaborés par les vignerons de l'endroit, qui produisaient par ailleurs un vin de grande qualité et renommé dans la région. Le Condottiere, tout esthète qu'il était ne céda pas pour autant aux sirènes pourpres et l'interdit formellement, en glissant toutefois que si la mission devait être couronnée de succès, suggérer de nouveau l'idée au retour pourrait être opportun.

Puis la vue de la mer s'était un peu estompée, et il grimpait maintenant dans des collines plus élevées et rocailleuse, pas très loin de la région où le Dauphin possédait ses mines d'or, de porcelaine et de charbon à l'origine de sa puissance. Une fraction de cet or avait d'ailleurs été emmené par la troupe, le précieux métal étant un impressionnant catalyseur de relations humaines. Le condottiere d'Agoult s'était iniquité de laisser le château sans garde, mais Jourdain l'avait assuré que la compagnie d'archer Delphinaux qui s'entrainaient derrière les écuries depuis quelques semaines étaient prêt à assurer cette mission pour les quelques jours, une quinzaine au pire, qu'il passeraient loin du logis et de ses coffres.

Ils entrèrent bientôt sur des terres dont Jourdain n'était pas le suzerain, mais que le seigneur local, un certain baron Estève de la Brigue, possédait en franc alleu. Les habitant des deux communautés n'étaient pas hostiles, loin de la, et commerçaient tout ce qu'il y avait de plus pacifiquement. Le père de Jourdain avait essayé à plusieurs reprises de convaincre Estève de ployer le genoux devant lui et de le reconnaitre comme son suzerain. Le baron qui tenait à garder des relations cordiales avec les Amat, dont dépendant la majorité du ravitaillement et son désenclavement, ayant à chaque occasion répondu de manière évasive, éludant la question et la renvoyant aux calendes Grecques. Pour autant, cette fois-ci, Jourdain était bien destiné à l'emporter la où son père avant manqué l'énergie et la volonté de réussir. Il ne suffit pas de demander, mais il faut aussi se montrer convaincu et convaincant.

A mesure qu'on approchait du château, on pouvait observer quelques différences notables par rapport au Dauphiné. En premier lieu, une part importante des environs était en jachère, et Jourdain ne pouvait s'empêcher de rêver à ce qu'il en ferait s'il arrivait à s'acoquiner avec le baron Estève. Un examen approfondi montrait également que les petites gens semblait plus pauvre, et travaillaient exclusivement avec de l'outillage en bronze alors que le fer était maitrisé depuis longtemps dans la vallée plus en aval. Lorsque la petite troupe pénétrait dans le logis seigneurial, dont la maisonnée avait été prévenue deux jours plus tôt par politesse, le baron sorti accueillir le jeune Dauphin. Jourdain l'avait imaginé plus vieux mais Estève n'avait qu'une trentaine d'année, certes plutôt bien entamée.

[Baron Estève de la Brigue] : Seigneur Dauphin, je vous souhaite la bienvenu dans notre modeste logis. Laissez donc mes gens s'occuper des affaires de vos compagnons et je vous en prie, rentrons.

Il était déjà tard, et si le soleil de la fin Mai était encore haut dans le ciel, les estomacs stimulés de par ces heures de marche ne demandaient qu'à se mettre à table, même si l'horaire (il devait être un peu moins de 19h30) était inhabituellement bas pour des méridionaux.  Le banquet fut alors servi, et sans être opulent, il était tout à fait honnête. Jourdain se doutait que des efforts avaient été fait pour ne pas paraitre avoir une richesse trop limitée, et l'effet était plutôt réussi, même si cela ne pouvait tromper un œil avisé. Le cochon de lait était un peu maigrelet, les sauces pas suffisamment riche, bref, quelques petits détails mais révélateur. Après avoir discuté de la phase d'installation au pouvoir de Jourdain, de la gestion de son domaine par Estève, dont il était très fier, Jourdain sauta sur l'occasion.

[Jourdain d'Amat : Cher baron, puisque vous évoquez la gestion, qui apparait excellente en regard des moyens dont vous disposez, j'aimerai vous parler d'une affaire qui occupait mon père et dont, je suis sur que vous l'aviez deviné, se trouve être une des raisons de mon voyage. Je n'ai pu m'empêcher de remarquer en montant ici qu'un nombre notable de vos terres étaient en jachère. Je n'ai pas pu m'empêcher de noter non plus que vos gens utilisent des outils en bronze là où nous possédons de l'équipement en bon fer. Pas seulement dans nos armes, mais bien dans les ustensiles de tous les jours. Aussi, je vous conjure de reconsidérer la question quant à rendre l'hommage pour vos terres. Voyez, aucun de mes vassaux n'a à se plaindre de ma présence encombrante ou de mes exigences. En revanche, considérez ceci. Si vous deviez ployer le genoux, vous auriez accès à notre technologie. Vous auriez accès à notre protection, et je sais que des tensions avec l'Ouestreness central arrivent de temps en temps. Vous auriez accès à notre façade maritime et au port que nous sommes en train de faire construire, vous verriez la disparition des droits de douanes à notre frontière. Par dessus, je m'engage à développer vos terres, à y construire une scierie ou une carrière d'importance, qui vous rapporteront de gros revenus. Vous connaissiez mon père et son sens de l'honneur et de la droiture, et bien sachez que je lui ressemble en tout point dans ce domaine. Je traite mes vassaux avec la plus grande considération, et les considère bien plus comme des amis que comme d'éventuels tributaires. Alors qu'en dite vous Baron ? Ne pensez-vous pas que troquer cette indépendance somme toute assez théorique pour une autonomie réelle au sein de notre état en échange d'un sérieux coup de pouce en terme de développement et de protection serait une décision particulièrement judicieuse ? En gage d'amitié et pour vous prouvez ma volonté cordiale, je vous prie d'accepter ce modeste présent pour vous depuis ma demeure, un cassette contenant des sous pour une valeur de 10 O, tout juste sorti de nos mines et frappés à votre effigie.

HRP : Je demande un jet de diplomatie pour voir si j'arrive convaincre le Baron Estève de la Brigue.
Par contre, j'ignore comment ça marche ^^ S'il est inférieur à ma capacité diplomatique je gagne, c'est ça ?
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Re: Les bons amis font de la place

Message  Héphaistos le Jeu 9 Fév - 18:00

Lancer de dé

Pour déterminer la réussite ou l'échec de la proposition, effectue un test de diplomatie s'il te plait.

Tu l'affectera des bonus et malus suivants :
  • Autochtones Amicaux : +2
  • Le seigneur tient à son indépendance : -4
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Re: Les bons amis font de la place

Message  Galcian le Jeu 9 Fév - 18:05

Diplomatie : 17

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Message  Héphaistos le Jeu 9 Fév - 18:05

Le membre 'Dauphiné du Bauç d'Aquila' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Tests de caractérist' : 1
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Re: Les bons amis font de la place

Message  Galcian le Jeu 9 Fév - 20:15

Le baron Estève de la Brigue marqua un long temps de pause, plongeant ses yeux dans ceux de Jourdain comme pour sonder ce qui pouvait bien se tramer dans son esprit. Jourdain se trouva pour le coup assez mal à l'aise, guettant avec inquiétude la réaction de son interlocuteur. Enfin, un large sourire éclaira son visage.

[Baron Estève de la Brigue] : Ahahah, cher Dauphin, ne faites pas cette mine inquiète. Je vais vous faire une confidence. Comme vous le savez surement, votre père et moi avons beaucoup discuté de ce sujet. Et bien, peu de temps avant sa disparition, j'avais pris la décision d'effectivement lui prêter hommage. Malheureusement, il a disparu bien trop tôt, et surtout, il a disparu avant que je puisse le faire, même s'il avait été mis au courant une semaine avant son expédition funeste. Vous me direz que j'aurais pu effectivement ployer le genoux devant votre personne, mais je préférais ne pas interférer avec le processus de succession, et observer de loin votre façon de vous comporter avec vos vassaux. Et rien de ce que j'ai vu n'a influencé négativement mon point de vu, et soyez bien conscient que celui-ci résulte d'une très longue réflexion, renoncer à son indépendance n'est pas chose anodine, vous en conviendrez. Mais soyez rassuré, je viendrais ployer le genoux entre votre capitale. Vous ne m'en voudrez pas si je vous laisse les affres des préparatifs.

[Jourdain d'Amat] : Vous m'en voyez fort aise ! J'étais effectivement assez soucieux de votre réaction, mais je suis enchanté de votre décision, qui je n'en doute pas apportera allégresse et prospérité à nos deux peuples, qui j'espère seront amené à ne faire qu'un. J'espère que les prochaines rencontres que j'aurais avec vos ex-homologues se passeront dans les mêmes conditions. J'espère que vous êtes bien conscient que je n'ai aucune visée impérialiste, mais j'ai envie de découvrir le monde et faire progresser l'espèce, et cela passe impérativement par une rationalisation plus poussée de notre environnement de départ, ne pensez-vous pas ?

[Baron Estève de la Brigue] : Je vous avoue que ce genre de considération ne n'ont guère le loisir de m'encombrer l'esprit. Pas que la question ne m'intéresse pas, mais le temps libre pour m'adonner à la réflexion n'est pas un luxe dont je dispose vraiment. Toutefois, je dois admettre que je suis assez d'accord avec votre point de vu. Aussi, je vais vous dire quelque chose. Cela fait un moment que j'ai décidé de vous jurer fidélité, et j'ai partagé cette décision avec deux de mes voisins avec lesquels les relations sont au beau-fixe, et je peux vous affirmer qu'ils se posent tout deux la question quant à cette affaire, et il n'est pas improbable qu'il soit sensible à l'idée si vous alliez les rencontrer en personne. Je n'ai en effet guère la latitude pour discuter de ce genre de choses, mais à n'en point douter, votre présence et votre argumentaire solide devraient pouvoir arriver à quelque chose avec eux. Fort opportunément, il se trouve qu'ils marient deux de leurs enfants ensemble à vêpres dimanche prochain, ce serait une occasion en or pour les rencontrer tous les deux en même temps. Voulez-vous que j'envoie un messager en vitesse les prévenir de votre venue ? Quelle prestige pour cette union que votre présence, ils seront ravis que vous veniez, soyez-en sur !

Jourdain considéra les derniers déroulement avec un peu d'incrédulité. Quelle chance, et quelle opportunité. Jamais il n'aurait imaginé que cette rencontre puisse se dérouler de la sorte, tout s’emboitant parfaitement. Il répondit par l'affirmative au baron, lequel envoya rapidement un messager prévenir le futur hôte de la venue du Dauphin. Les deux larrons passèrent alors la fin de la soirée à festoyer, commenter les rondeurs de telle servante ou de telle cuisinière, discuter de l'alliage optimal pour une lame d'épée, le tout dans le bon vin que quelques compagnons avaient réussi à acheter à un chais lors de leur venu au sus du condottiere, lequel était trop rond pour leur en tenir rigueur. La fête dura jusqu'à tard dans la nuit, avant que tout le monde s'endorme, Jourdain dans la paillasse du maître de maison avec les bras d'une lavandière autour du con. Après tout, n'étant pas marié, il aurait tord de se priver.

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Re: Les bons amis font de la place

Message  Galcian le Ven 10 Fév - 13:04

Le courrier envoyé revint le lendemain en milieu d'après midi pour trouver la maisonnée se remettant à peine des frasques de la veille, la gueule de bois étant un mal universel qui frappe aussi bien le puissant que l'indigent. Jourdain, après un temps suffisent pour que lui et son hôte reprennent des cloueurs, chercha alors à en apprendre un peu plus sur ces deux familles qu'il connaissant un peu moins bien. En effet, elles comptaient parmi les plus lointaines de Bauç d'Aquila, quasiment à la frontière avec l'Ouestress Central, et si les échanges étaient tout aussi important et cordiaux que ceux qui prenaient place avec La Brigue, ils avaient en revanche moins l'occasion de se rencontrer et donc de discuter des traditions familiales. Le Baron Estève de la Brigue étant en revanche un bon amis des deux autres barons, il fut de fait d'un grand secours. Ainsi, le baron Pons du Sault mariait sa fille ainée, Sybille, à Pio, second fils du baron Bernard-Aton de Saint-Dalmas, la réception ayant lieu chez le marié. Estève était en revanche incapable de préciser la dot, même s'il se doutait qu'un conflit séculaire à propos d'une parcelle de forêt et d'un droit de passage avait du être soldé par cette union. Les deux nouveaux compères continuèrent de discuter de leurs futurs hôtes pour une bonne partie de la soirée.

Dès l'annonce de la future prestation de serment et après avoir réalisé qu'ils passeraient cinq jours sur place, Jourdain avait envoyé une missive à sa capitale, demandant d'envoyer un convoi muletier à sa destination. Il tenait absolument à ravitailler son hôte pour ne pas vivre à ses crochets pendant une demi-douzaine de jours. Certes il en avait le droit, mais ce serait indéniablement malvenu, même s'il avait laissé par politesse laisser Estève subvenir aux besoins pendant 2 jours. Plus intéressant, dans le convoi montaient également quelques outils en fer et surtout, un architecte. Ainsi, pendant les 3 jours qui suivirent, ils parcourir la baronnie de La Brigue, en commençant à réfléchir à la manière optimale de mettre plus en valeurs les terres du baron. Jourdain voulait reconnaitre les nouvelles terres sur lesquels il était maintenant suzerain, alors qu'Estève était impatient de voir ce qu'il pourrait faire grâce à ses nouveaux moyens. Ils remarquèrent ainsi un endroit où un cours d'eau pourrait permettre l’exploration aisée d'une forêt à peu de distance, ou à flanc d'un petit mont non-loin un affleurement d'un granit de grande qualité portait la promesse de l'extraction de pierre de grande qualité.

De fait, l’ennuie ne fut pas quelque chose qu'ils connurent, et très tôt ils se mirent en marche vers leur destination, la Baronnie de Saint-Dalmas se situant à 2 jours de marche tranquille. Le Baron Estève laissa la plupart de ses gens à La Brigue par mesure de sécurité en emportant qu'une paire de sergent d'arme, comptant sur la compétence de la Condotta pour assurer leur sécurité collective. Ils évoluaient maintenant dans un environnement plus minéral, recouvert de bosquets éparses de conifères, principalement des mélèzes, ou l'on pouvait observer évoluer quelques boucs et chèvres sauvages, bien trop lestes pour en faire un diner sans un effort considérable. Ils bivouaquèrent dans une clairière d'altitude, que l'on estimait à 800m étant donné la flore à cette saison, avant de reprendre la route, qui n'était guère plus large qu'un chemin muletier. Celle-ci montaient en pente douce à flanc de ce qui avait du être une montagne mais qui avait été usée et érodée par le vent et les pluie, pour n'en laisser qu'une colline un peu plus formidable que les autres. En arrivant au col, ils eurent alors en visuel leur destination, quelques kilomètres en contrebas. On entendait déjà quelques échos de la clameur et la fête devait déjà battre son plein, comme de droit, et quelques colonnes de fumée dévoilaient que le banquet devait déjà être en route aux cuisines. Puis, en se rapprochant de Saint-Dalmas, on commença à entendre des tintements métallique et le fracas du bois, alors que les fumées avaient perdues leur blancheur pour tourner à un gris sombre. Jourdain jeta alors un œil interloqué à Estève de La Brigue, puis à Raymond d'Agoult qui cheminaient à ses côtés, avant de s'exclamer :

[Jourdain d'Amat] : Par le Dieu Unique, mais l'on se bat !

Les deux opinèrent du chef avec précipitation et se regardèrent inquiet. Ils n'étaient qu'une bonne cinquantaine et n'avaient aucune idée des forces qui se battaient en bas, ni de leur motivation. Mais il était improbable que les deux familles des mariés soient dans des camps opposés, on ne vient pas en arme à un mariage, surtout entre amis. Jourdain pesa rapidement le pour et le contre. Certes, ils manquaient totalement d'information, mais il devait prouver à Estève que ses capacités à le protéger n'étaient pas usurpées. De plus, s'il comptait sur le fait que les barons de Saint-Dalmas et de Soult lui rendent également hommage, il fallait qu'ils soient en vie pour le faire. Sans compter que leur intervention, couplée à l'amitié d'Estève devraient les mettre dans d'excellentes dispositions. Jourdain se tourna alors vers la Condotta :

[Jourdain d'Amat] : Compagnons, aux armes, on se bat en jour de paix à Saint-Dalmas ! Montrez donc votre courage et votre rage !  MEFÌ !

Toute la compagnie beugla alors un guttural :MEFÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌÌ, le crie de guerre Delphinal, voulant simplement dire "Mefie-toi !" avant de plonger en courant plus en avant dans la vallée. Les dernières centaines de mètres furent avalées en quelques minutes à peine, et débouchant de la forêt, ils tombèrent sur une scène, qui si elle n'était pas encore apocalyptique, n'allait pas tarder à le devenir. Une compagnie de routiers, en manque d'emploi et ayant eu vent du mariage s'était donnée pour mission de faire une razzia sur Saint-Dalmas à cette occasion. Une vingtaine de routiers affrontaient les quelques sergents encore valides des deux maisons qui défendaient farouchement l'entrée de la ferme fortifiée qui servait de logis seigneurial. A l'intérieur étaient rassemblés les habitants qui avaient pu se mettre à l'abris. Ces derniers, levant les yeux aperçurent les chevaliers tout caparaçonné de fer, le torse barré de l'Aigle Rouge de la Maison du Bauç d'Aquila et se ressaisir avec plus de vaillance alors qu'ils faiblissaient. Le reste de la bande, qui devait comporter une cinquantaine de personne en tout était déjà entrain de mettre à sac la bourgade. Des chaumières brulaient, quelques objets qui devaient constituer le butin déjà rassemblé s'entassaient devant l'église. La condotta se dispersa alors dans la ville, une partie prenant à revers les assiégeants du logis, l'autre partant à la chasse dans les rues et les traverses. Jourdain cessa alors d'avoir une vue d'ensemble de la situation et se concentra sur sa personne. Il ne s'agirait pas de mourir de si tôt tout de même. La situation semblait assez bien engagée, mais le moment n'était pas encore venus de fanfaronner.

Il visualisa bientôt un routier tentant de violer une jeune femme, allongée dans un tas de paille, à côté d'un grenier. L'homme avait déjà les braies sur les chausses et le vit à l'air. La donzelle se débattait comme un beau diable alors que l'homme tentait d'arracher ses bas de laine. Jourdain arriva par derrière et écrasa sa grande masse d'arme sur la joue de l'homme, arrachant sa mâchoire, sectionnant la carotide et découvrant le cou jusqu'à la colonne vertébrale. La puissance du coup résonna dans ton sous corps. Quel sentiment étrange, jouissif et détestable que de tuer un homme pour la première fois. Ce dernier tourna ce qui lui restait de tête Jourdain, surpris, et s'écroula à ses pieds. Choqué, Jourdain resta quelques instant ébahis devant le corps qui était encore bien vivant quelques secondes auparavant, avant qu'une ombre dans le coin de l’œil ne le fisse reculer instinctivement. Un autre brigand venait de tenter une frappe d'estoc et il ne devait qu'à un réflexe improbable d'avoir paré le coup de lance avec son grand écu. Il recula prestement, envoya un large coup latéral du droit avec sa masse qui brisa nette la hampe en bois de l'arme de l'adversaire. Ce dernier recula d'un pas et tira une épée courte d'un fourreau à son flanc, et se mit en garde, attrapant un couvercle de tonneau qui trainait pour s'en faire un bouclier. Jourdain, lui, raffermi sa prise sur sa masse, et se retrancha derrière son écu, étudiant la moindre le faille.

HRP : MJ, gentil MJ, j'aurais besoin d'un jet Martial pour déterminer l'issu de ce combat.


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Re: Les bons amis font de la place

Message  Héphaistos le Ven 10 Fév - 13:24

Lancer de dé

Pour déterminer l'issue du combat, effectue un test de martial s'il te plait.

Tu l'affectera des bonus et malus suivants :
  • Surprise : +2
  • Tenaille : +2
Pour déterminer si Jourdain s'en sort sans blessure tu effectueras un autre jet de martial, sans bonus ni malus celui-ci. Un échec critique coïncidant avec une blessure grave qui te coûtera un point de martial, ad vitam (mais tu pourras le récupérer grâce à l'expérience accumulée).
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Re: Les bons amis font de la place

Message  Galcian le Ven 10 Fév - 13:51

Victoire : Martial : 19
Blessure : Martial : 15

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Re: Les bons amis font de la place

Message  Héphaistos le Ven 10 Fév - 13:51

Le membre 'Dauphiné du Bauç d'Aquila' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 'Tests de caractérist' : 6

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#2 'Tests de caractérist' : 3
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Re: Les bons amis font de la place

Message  Galcian le Ven 10 Fév - 15:06

Le routier porta le premier coup. Un puissant mouvement d'épée de haut en bas que Jourdain para facilement avec son écu, avant de reculer aussitôt. Jourdain tournait calmement sur ses appuis, attendant une faille. Le brigand décida de porter un second coup, mais feinta cette fois-ci, en partant d'en haut, mais en décrivant un arc de cercle pour frapper de taille à au flanc gauche du Dauphin. Jourdain para de nouveau, fit un brusque pas en avant et mit un violent coup de bouclier à son adversaire avant de porter une puissante attaque avec la masse d'arme. On entendit deux "crack" quasi simultanément. Le premier correspondait au nez du routier qui avait été brisé par l'impact du bouclier. Le second venait, lui, de la rondache de bois qui avait volé en éclat sur le coup de masse porté par le seigneur du Bauç. Sonné, l'homme recula. Incrédule de ne pas avoir eu le bras brisé, il s'essuya rapidement le sang qui coulait de ses narines, et repris sa garde face à Jourdain, juste à temps pour ce rendre compte que ce dernier poursuivait son attaque. Un pas chassé rapide, toujours à l'abri de l'écu, et la distance de sécurité avait déjà été avalée. Le bandit recula alors prestement en moulinant un coup ou deux dans le vent, et se saisi du haut brisé de sa lance, qui trainait sur le sol à ses pieds. Malheureusement pour lui, sa marge de sécurité était trop faible pour se baisser sans risque, et lorsque qu'il releva les yeux, plusieurs kilogrammes de fer s’attirent avec force sur sa main d'arme, lui brisant tous les os du poignet dans l'instant. Dans un mouvement désespéré, il frappa avec la pointe de lance, ripant sur les lames du gantelet et piquant la main de Jourdain, qui dans un réflexe pour éviter la blessure, lâcha son arme ce qui ne mit pas fin à l'attaque pour autant. Un second coup de bouclier mit le routier définitivement à terre et Jourdain, prenant l'écu à demain, frappa violemment avec la pointe basse de l'écu la gorge nue de l'adversaire. La trachée écrasée, il commença à suffoquer, avant que qu'il ne l'achève, par merci, en lui brisant la nuque.

Récupérant sa masse, il leva pour la première fois sur les alentours pour observer la situation. Il aurait été incapable de dire combien de temps cet adversaire l'avait retenu, mais celle-ci avait considérablement évoluée. L'action combinée des sergents de Saint-Dalmas et de ses gens avait pris en tenaille la vingtaine de routier assiégeant le logis, et ces derniers avant été vaincu, les derniers rendant gorge à l'instant même. Ailleurs dans le village, on discernait une quinzaine de corps jonchant le sol portant les marques de la compagnie de routier, et une dizaine d'autre, en vêtement de fête. Apparemment, aucun de ses hommes le semblait avoir été occis. Il avait repéré deux trois blessés, mais l'effet de surprise avait été tellement important que l'affaire avait été réglée en un question de minutes, et les derniers s'enfuyaient à flanc de colline. Sans chevaux, et épuisé par la courte mais intense action, il était illusoire de chercher à les poursuivre, eux qui connaissait la région et avait un équipement léger. Il rejoint alors Estève qui se tenait vers l'entré du corps de ferme seigneurial.

[Jourdain d'Amat] : Et bien mes aïeux, une sacrée entrée en matière ! Je ne m'attendais clairement pas à tant de sport, et dire que j'ai hésité à partir avec mes compagnons.

[Baron Estève de La Brigue] : Et moi donc ! Cela faisait un long moment que je n'avais pris part à pareille sauterie. Heureuse idée que vous avez eu de voyager accompagné. Mais venez donc, que je vous présente aux pères du jour.
Baron Pons de Sault, Baron Bernard-Aton de Saint-Dalmas, voici Jourdain Ier d'Amat, Dauphin du Bauç d'Aquila, et mon suzerain maintenant.


Jourdain avait suivit Estève dans la cour, où commençait déjà à être soigné les blessés. Il l'avait mené tout droit vers deux hommes d'âge similaire, frisant la cinquantaine. Le premier, dont l'embonpoint dénotait une certaine délectation des plaisirs de la chaire, était ruisselant de sueur et s'appuyait sur la paume de son épée. Le bouclier à ses pieds, où était peint une cascade trahissait son nom, il était le seigneur de Sault. Le seigneur du village dans lequel ils se trouvaient était plus sec, moustachu, et tout autant éreinté par les combats.

[ Bernard Bernard-Aton de Saint-Dalmas] : Estève, Seigneur Dauphin, je ne sais comment exprimer ma gratitude à votre égard. Ces routiers, au chômage depuis que les guerres ont fortement diminuées dans les provinces voisines, sont devenues une véritable plaie. Nous vous devons probablement le vie, et plus important, l'honneur de nos familles. Malheureusement, je vois mal comment ce jour de fête pour avoir lieu maintenant, dans de telles conditions ...

[Jourdain d'Amat] : Je ne m'attendais pas à en rencontrer si loin dans les terres, effectivement. Je comprends que vous aillez peu l'envie de célébrer une union dans cet environnement. Aussi, je vous propose de descendre avec vos suite en mon château pour célébrer ce mariage. Estève et moi-même nous y rendions de toute façon pour une autre affaire. Je peux faire mander sur l'heure une compagnie d'archers Delphinaux pour protéger le village le temps de la cérémonie et du voyage.

Les deux hommes tinrent conciliabule, avant de finalement accepter la proposition de Jourdain. Il ne tenait vraiment pas à retarder cette union, qui avait déjà connu quelques péripéties non prévues. De toute évidence il ne pouvait plus le faire ici, et le château du Dauphin offrait un prestige incomparable pour un nobliaux des collines. Aussi, ils se décidèrent à passer la nuit ici, avant de repartir le lendemain après avoir traité les blessés, ceux de la condotta devant pouvoir se déplacer ou tout du moins, être déplacé demain.

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Message  Galcian le Sam 11 Fév - 13:33

La grande salle du château était décorée spécialement pour l'occasion. Deux immenses tables avaient été dressées dans sa longueur, et elles étaient barré au fond de la salle par une troisième, légèrement surélevée car posé sur une estrade. Au milieu de cette troisième table, un siège légèrement plus grand et légèrement plus richement décoré trahissait sa fonction de trône du Dauphiné. Pour autant, personne n'était assis, mais toute l'assemblée se tenait debout, en cette fin d'après-midi, devant ces tables, observant la cérémonie qui s'y déroulait. Les vassaux proches qui avait pu faire le déplacement, ainsi que les barons de Sault et de Saint-Dalmas, observait le baron Estève de La Brigue prêter serment de vassalité au Dauphin Jourdain.

[Jourdain d'Amat] : Estève de La Brigue, acceptes-tu devenir l'homme de Jourdain d'Amat le premier du nom, Dauphin du Bauç d'Aquila, nous-même ?

[Baron Estève de La Brigue] : Nous, Estève de La Brigue, Baron souverain de La Brigue, le voulons et jurons fidélité à Jourdain d'Amat le premier du nom, Dauphin du Bauç d'Aquila, et nous lui remettons nos terres.

[Jourdain d'Amat] : Nous, Jourdain d'Amat le premier du nom, Dauphin du Bauç d'Aquila, acceptons ton don, et nous engageons à subvenir à tes besoins et à te protéger. Nous te rendons par la présente l'ensemble de tes terres pour ce faire.

Cette cérémonie était déjà la seconde de la journée, puisque le matin-même, Sybille de Sault et Pio de Saint-Dalmas s'étaient dit oui dans la chapelle de l'Unique. De fait, les raisons de festoyer étaient doubles ce soir, et Jourdain avait mit les petits plats dans les grands pour s'assurer que ses invités seraient comblés. Car il n'oubliait pas son objectif ultime, faire que les barons de Sault et de Saint-Dalmas lui rendent également hommage. A n'en pas douter, avec trois nouveaux barons, son objectif d'alliance avec les autochtones de la région se rapprochait fortement. Le vin coulait à flot. C'était un cru local, cultivé dans l'arrière pays proche, et qui profitait de la richesse du sol et de l'ensoleillement exceptionnel pour dévoiler à ceux qui avaient la chance de le goûter une rondeur et un fruité sans pareil dans la province. Pour accompagner la boisson, des cochons de laits, des faisans au miel, des truites poivrées, et tout une ribambelle de plats aussi raffiné que l'époque le permettait s'entassaient sur les tables. Le service était assuré par les mains agiles des domestiques du palais. Les plaisirs de la chaire étaient roi ce soir. Le Dauphin n'avait cependant pas accepté que des prostituées se baladent dans les allées, pas qu'il soit hostile au plus vieux métier du monde mais il avait pensé qu'à un mariage, cela aurait pu être considéré comme rude et impoli. Pour autant, il s'était assuré que ceux qui voulait accéder aux bordels de la ville basse puissent le faire sans trop de soucis.

Il attendit patiemment son moment. Il s'agissait de laisser les deux barons s'amuser suffisamment pour les mettre dans les meilleurs dispositions possibles, sans pour autant attendre tellement longtemps qu'ils soient devenu incapable de raisonner convenablement, il n'avait que faire de l'accord d'un ivrogne incapable de se souvenir de son engagement. Cette fête, couplée à l'attitude amicale des autochtones à son égard, à la forte amitié les liants à Estève qui était un avocat inestimable de sa cause, et au sauvetage fort à propos de leur vie il y a quelques jours promettait une inclination forcement très positive à son égard. Pour autant, inclination positive ne veut pas dire acceptation, et donc ne veut pas dire victoire. Il s'agissait de ne surtout pas se voir vainqueur et de traiter cette affaire avec autant de sérieux qu'il avait traité l'affaire de La Brigue. Comme les trois barons siégeaient à sa droite, il se tourna vers eux.

[Jourdain d'Amat] : Seigneurs, j'aimerais aborder avec vous une affaire sérieuse, dont je sais que vous avez déjà discuté avec notre ami Estève de La Brigue. Je sais que c'est toujours une matière délicate à discuter, mais j'aimerais aborder le sujet d'une prestation de serment, à l'image de celle dont nous venons d'être témoins, de votre part à mon égard. Je sais que renoncer à son indépendance est toujours une question complexe, mais considérez que votre indépendance, du fait de votre puissance somme toute limitée est rendue extrêmement précaire. J'en veux pour preuve l'attaque lors de la cérémonie de mariage. Sans notre intervention, vos deux races seraient probablement éteintes ou mourantes. Considérez qu'une autonomie au sein du Dauphiné, qui est franche et réelle et j'en veux pour témoins mes vassaux ici présent, et en particulier Estève, serait plus profitable. Rien ne changerai au quotidien si ce n'est l'assurance de ne plus subir ce genre d'attaque sans avoir à subir en retour des mesures de résiliations terribles. Passé ces considérations purement sécuritaires, d'autres immenses avantages vous attendent si vous décidez de vous placer sous ma suzeraineté. Une suppression des droits de douane qui affecte votre commerce et notamment l'accès au port que nous sommes en train de concevoir et qui devrait être finalisé d'ici un an. Nous vous offrons également la possibilité d'avoir accès à l'ensemble de nos technologies, et de remplacer vos outillages en cuivre et en bronze pour du fer, augmentant votre production et donc vos revenus. Enfin, je m'engage à développer sur mes deniers personnels des infrastructures de production à votre endroit. Vraiment, seigneurs, considérez l'ensemble des bénéfices importants que vous auriez à suivre le chemin de notre ami Estève.

[Baron Estève de La Brigue] : Si je permets, je voudrais ajouter quelque chose. J'interviens maintenant non pas en tant que nouveau vassal, mais bien en tant qu'ami. Bien que je n'ai prêté serment qu'aujourd'hui, mon Dauphin est au courant de ma décision depuis une dizaine de jours déjà. Et bien, depuis une semaine déjà, il a fait monter des houes, des pioches et autres outils en fer pour faciliter la vie de mes gens. Dès le lendemain, un architecte est monté de la capitale pour commercer à superviser, avec moi, comment mettre en valeur une partie plus importante de mes terres. C'est, je peux maintenant le dire, un véritable homme de parole. Quant à sa volonté de nous défendre, quand on a vu ce qu'il est enclin à faire alors qu'il ne vous connaissait que peu et ne vous devait rien, je pense que mettre en doute sa parole n'est juste pas envisageable.

[Jourdain d'Amat] : Merci Estève, cela me touche. Si vous pouvez être assuré d'une chose, messieurs, c'est de la parole. Elle a plus de valeur que tout ce que je possède lorsque je la donne. Vous connaissez tous le tempérament de l'Aquilen, fier, orgueilleux et très à cheval sur l'honneur. Je peux vous assurer que jamais, au grand jamais, je en trahirais la parole donnée ! Alors, que pensez-vous de ma proposition ? Que pensez vous de faire, ensemble, et je dis bien ensemble, de notre province le phare de la civilisation dans l'Ouestreness Oriental ? Je suis sur que comme moi, vous êtes frustré de nos limitations actuelles et que vous avez conscience qu'ensemble, nous pourrions accomplir tellement de grandes choses, et à commencer par naviguer sur ces fichus flots qui envoûtent le cœur de l'homme !

HRP : MJ, j'aimerais donc un jet de dé diplomatique pour voir si j'arrive à convaincre ces deux messieurs, qui je l'espère seront sensibles à mes arguments et sauront se montrer reconnaissant envers leur ami et moi-même.


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Re: Les bons amis font de la place

Message  Héphaistos le Sam 11 Fév - 21:15

Lancer de dé

Pour déterminer l'issue du débat, effectue un test de diplomatie s'il te plait.

Tu l'affectera des bonus et malus suivants :

  • Amitié et soutien du baron de la Brigue : +2

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Re: Les bons amis font de la place

Message  Galcian le Sam 11 Fév - 21:25

Diplomatie : 21 (comment dire ^^)

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Message  Héphaistos le Sam 11 Fév - 21:25

Le membre 'Dauphiné du Bauç d'Aquila' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Tests de caractérist' : 13
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Re: Les bons amis font de la place

Message  Duché d'Aumont le Dim 12 Fév - 1:25

(Un 20 naturel est et restera toujours un échec critique quel que soit le score de carac. Un 1 naturel est et restera toujours une réussite critique, même si la carac plus les malus atteint - 1 000 000.)
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Re: Les bons amis font de la place

Message  Galcian le Dim 12 Fév - 18:38

Les deux barons avaient prit du temps pour digérer la proposition de Jourdain. Puis s'était abattu sur lui une pluie de question, concernant les tenants et les aboutissants de l'hommage. Dans quelle mesure étaient affectés les droits de douane et de péage, comment se manifesterai le devoir de protection, le devoir de ban. Comment, également, les investissements productifs et leur répartition seraient décidés, etc. Puis, ayant souhaité s'entretenir avec le Baron Estève de La Brigue, les trois hommes se retirèrent quelques instants, qui parurent une éternité au Dauphin avant de revenir et d'annoncer qu'ils acceptaient de ployer le genoux.

[Baron Bernard-Aton de Saint-Dalmas] : Nous avons mûrement réfléchi, une réflexion qui ne date pas d'aujourd’hui d'ailleurs, et nous avons décidé d'accepter de ployer le genoux. Votre intervention lors du mariage et l'estime que vous porte Estève ont achevé de nous convaincre.

[Jourdain d'Amat] : Vous m'en voyez fort-aise, seigneurs. Puisque toute vos maisonnées sont ici, je pense qu'il serait opportun que la cérémonie se déroule demain. Ne vous inquiétez pas, mes celliers et mes caves contiennent encore de quoi nous sustenter demain.

[Baron Pons de Sault] : A la bonne heure ! Pour fêter ça, jouons ! J'ai apporté trois dés avec moi, pour faire un petit cul de chouette. C'est un jeu de notre contrée, seigneur Dauphin, laissez-moi vous expliquer puis-qu’à vos yeux intérogateurs, je me doute que vous en ignorez les règles. Le Cul de chouette se joue avec trois dés. Le score à atteindre est de 343 points, et provient des initiales du nom du jeu : Cul De Chouette, soit les 3e, 4e et 3e lettres de l'alphabet. On lance d'abord 2 dés, la chouette, puis le 3ème, le cul, même si c'est purement cosmétique puisque pour faire les combinaisons, on ne tient pas compte de l'ordre de lancé. Les combinaisons sont nombreuses.
- La chouette d'abord, qui s'obtient par deux dés identique: La Chouette a pour valeur le chiffre des deux dés identiques. Le joueur qui a lancé les dés gagne les points correspondant au carré de la Chouette : Chouette de 1 = 1 pt, de 2 = 4pts, de 3 = 9 pts, de 4 = 16 pts, de 5 = 25 pts, de 6 = 36 pts.
- La velute, quand le 3ème dé vaut la somme des deux premiers. Le joueur qui a lancé les dés gagne les points correspondant au double du carré de la Velute : Velute de 2 = 8 pts, de 3 = 18 pts, de 4 = 32 pts, de 5 = 50 pts, de 6 = 72 pts. A noter qu'une chouette peut être velute, et que dans ce cas la, elle a la valeur de sa velute. Pour autant, ça n'est pas forcement le lanceur qui gagne les points, en effet, le premier joueur qui frappe dans ses mains en criant "Pas mou le caillou" gagne les points de la Chouette Velute.
- Les trois dés identiques donnent le cul de chouette. Le Cul de Chouette a pour valeur le chiffre des trois dés identiques. Le joueur qui a lancé les dés gagne en points 40 + 10 * racine de Chouette : Cul de Chouette de 1 = 50 pts, de 2 = 60 pts, de 3 = 70 pts, de 4 = 80 pts, de 5 = 90 pts, de 6 = 100 pts.
- La suite, soit trois dés qui se suivent. Tous les joueurs doivent taper du poing sur la table en criant : "Grelotte, ça picotte". Le dernier joueur à le faire perd 10 points.
- La soufflette, à savoir faire 4, 2 et 1. La Soufflette : 3 dés formant 4, 2 et 1. Le joueur peut défier un autre joueur de son choix. Ce joueur a alors trois jets de dés pour réaliser lui aussi un 421. Si le joueur défié réussit à faire 421 du premier coup, il gagne 50 points et le défieur les perd. Du deuxième coup, il gagne 40 points et le défieur les perd. Du troisième coup, il gagne 30 points et le défieur les perd. Enfin, si le joueur défié échoue, il perd 30 points et le défieur les gagne.
- Enfin, le néant. Si aucune de ces combinaisons ne sort, le lanceur gagne une grellotine, s'il n'en a pas déjà une. Il peut donc lancer des défis grellotine, mais aussi y être exposé. Car oui, il y a des actions, il faut suivre, ça devient compliquer maintenant.
- Le sirotage. Une fois les 3 dés lancés, si le joueur a réussi une Chouette, il peut tenter de relancer un dé pour faire un Cul de Chouette correspondant à sa Chouette. Si le joueur réussit son sirotage, il gagne les points du Cul de Chouette, sinon on soustrait de son score les points de la Chouette. Lorsque le joueur annonce son intention de tenter un sirotage, chacun des autres joueurs peut décider de miser sur le résultat du dé que le joueur va lancer. Chaque nombre est annoncé par les joueurs de la façon suivante : Linotte (1), Alouette (2), Fauvette (3), Mouette (4), Bergeronnette (5), Chouette (6). La mise est de 5 pts, le gain est de 25 pts.
- Le défi grellotine : Lorsqu’un joueur réalise un Néant, un autre joueur, s'il a une Grelottine, peut décider de le défier. Pour lancer ce défi, il faut crier "Grelottine". Si plusieurs joueurs crient "Grelottine" simultanément, c’est celui qui a le plus petit score qui est prioritaire. Le joueur qui lance le défi Grelottine choisi alors une combinaison que le joueur défié devra réaliser. Il a le choix entre les 4 combinaisons suivantes, qui déterminent un coefficient utilisé pour calculer le nombre maximal de points mis en jeu : Chouette Velute : 8%, Cul de Chouette : 16%, Velute : 25% et Chouette : 33%. C’est le défieur qui décide combien de points sont mis en jeu, sachant que le nombre maximal de points mis en jeu est égal au plus petit score entre le défié et le défieur. Si le joueur défié réalise la combinaison demandée, il gagne les points mis en jeu, et le défieur les perd (ils sont ôtés de son score). Si le joueur défié échoue, c’est l’inverse qui se produit. Cependant, dans tous les cas, le joueur défié gagne les points de la combinaison qu’il a réalisée. Lors d’un défi, les autres joueurs (non impliqués dans le défi) peuvent miser sur la réussite du défi. La mise est de 5 pts, le gain est de 25 pts.
- Le civet. Il est possible de gagner un Civet en cas de sirotage sur une Chouette de 6. Si le joueur perd son sirotage, il gagne un Civet. Toutes les règles du sirotage restent applicables (il perd 36 points, et les autres joueurs parient sur le dé). Lorsqu'un joueur a gagné un Civet, il peut l'utiliser quand bon lui semble, avant de lancer ses deux premiers dés. Il mise alors un certain nombre de ses points, et parie sur son prochain coup (Chouette, Velute, Chouette velute, Suite, ou Cul de chouette). Dans le cas d'un Cul de chouette, il doit préciser avec ou sans sirotage.
On va commencer par ces règles simples. Chaque village à ses règles additionnelles, comme le Pélican, l'Artichette, le Passe-Grelot, l'Attrape-Oiseau, mais ça devient un peu complexe pour une première partie.


Jourdain n'avait strictement rien compris. Les combinaisons passaient encore, mais dès que l'on commença à parler d'annonce et d'actions, s'en fut trop, et pourtant, c'était un joueur de coinche avisé. Mais la, ça dépassait l'entendement. Ils avaient commencé depuis quelques tours, et il perdait déjà piteusement, lorsqu'il aperçu son Condottiere Raymond d'Agoult. Il pensa alors follement qu'il pourrait s'en sortir en pretextant une quelconque discussions, hélas, bien fol espoir.

[Baron Pons de Sault] : A, sieur d'Agoult, vous souhaitez jouer ? Grand bien vous en face. Un petit chante-sloubi ?

A son immense surprise, Raymond connaissait les règles, cria "Chante-sloubi", prit le plus haut score, y soustraya le second, miltiplia par le nombre de tour, divisa par 10, avant de compter en chantant jusqu'à ce nombre pour multiplier le tout par 1.5, puis s'assis à la table. Jourdain n'y comprenais définitivement plus rien. Il avait en plus les pensées occupées par autre chose. Avec ces trois ralliement de poids, il avait bientôt établis des liens d'alliance, par vassalité ou serment, avec la quasi-totalité des nobliaux de ces côtes. A n'en pas douter, encore un ralliement, et il pourrait définitivement considérer que les autochtones de cette régions lui étaient alliés.

HRP : Vous pouvez passer le passage en vert si les règles du Cul-De-Chouette ne vous intéressent pas Razz

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Message  Galcian le Lun 13 Fév - 16:52

Cela faisait maintenant un semestre que Jourdain avait engrangé les soutiens de ses trois premiers barons. S'il avait rapidement approché de son but, à savoir tisser des liens d'alliance par, il n'y était pas encore tout à fait. Il avait malheureusement du stopper ses efforts au début de l'hiver. Pérégriner dans les collines en cette saison c'était pas très prudent, et se faire inviter alors que la communauté vit sur ses réserves, ça n'est pas le plus utile pour mettre les gens dans de bonnes dispositions. Il avait alors passé l'hiver à peaufiner son administration, à prévoir les plans de développement pour les prochaines années. Il en avait aussi profiter pour continuer son entrainement, tant en matière de stratégie qu'en matière de combat. Tant en matière de diplomatie que de d'administration. Mais il lui tardait de repartir sur les chemins, avec en tête de poser pied avant ses 25 ans sur ces fichus iles couleur émeraude qui le narguait dans la baie.

Aussi, dès la mi-Avril, il se remit en route. Un dernier seigneur d'importance notable ne lui avait pas encore fait allégeance. A n'en pas douter, une fois cela fait, les derniers propriétaires terriens qui possédaient en franc alleu leur terres viendrait d'eux-même se placer sous sa protection. De fait, il était important de mener à bien cette tentative. Il se rendait chez le Rodrigue le second du nom, Baron de Dolceacqua. Toutefois, Rodrigue se considérant comme gardien d'une marche aux marges de la province, il mettait un point d'honneur à ce qu'il soit nommé marquis dans les actes officiels (au sens premier du titre, administrateur d'une marche). Et il est vrai que le "marquisat" avait remplis au cours de son histoire son rôle de zone tampon avec une efficacité certaine. De cette histoire était resté un côté très martial et une appétence particulière pour la chose militaire au sein de la famille de Dolceacqua. Pour cette raison, Jourdain avait préféré monter avec la Condotta dell'Aquila Rosso et une grande-compagnie d'archers Delphinaux.

Ils se rendaient aux confins septentrionaux de la province, au pied des contrefort de la chaine de montagnes qui commençait en Ouestreness Central et qui venait se jeter dans la mer au nord du Dauphiné (province 1), et de fait protégeaient tout l'Ouestreness Oriental des éventuelles incursions Orcs venues du Lien. Les Delphinaux appelaient ces montagnes les Monte Dei Paschi, jeu de mot amusant. Les Monte dei Paschi sont des préteurs sur gage en faveur des plus démunis, pouvant se traduire par "crédit de charité", ou ici, en "Monts Charitables" de part leur rôle de protecteur naturel. Pour autant, Jourdain ne savait pas du tout si ce nom avait un usage hors de sa province. Perdu dans ses réflexions géographiques et ses questionnements sur la pertinences des noms de localités, il ne réalisa que quelques minutes avant d'arriver qu'ils étaient quasiment à destination. Mais ils n'eurent pas le loisir d'aller beaucoup plus loin, puisque qu'il pouvait observer Rodrigue et sa garde descendre à leur rencontre. En se retournant consulter sont Condottiere Raymond d'Agoult, il inaperçue que ses archers avaient disparu, surement avaient-ils pris positions dans les environs pour le protéger. Il ne pu s'empêcher de penser que c'était quand même un sacré excès de zèle, mais en même temps, tel était leur entrainement.

Un héraut annonça : Sieur Rodrigue, second du nom, Marquis de Dolceacqua. Raymond prit alors une grosse voix pour retourner les présentations, la rencontre s'annonçant rigide sur les questions de protocole. Sieur Jourdain d'Amat, premier du nom, Dauphin du Bauç d'Aquila.

[Jourdain d'Amat] : Seigneur Marquis, je suis fort aise de votre rencontrer. J'ai en effet envie pressante de m'entretenir avec vous au sujet que quelques affaires qui nous concernent et à propos desquelles je gage que vous ne sauriez rester insensible.

[Marquis Rodrigue de Dolceacqua] : Seigneur Dauphin, je suis moi-même heureux de vous rencontrer enfin en personne. Soyez assuré que je sais d'ors et déjà de quoi vous voulez m'entretenir. Même loin de votre capitale, nous avons eu vent des récentes prestations qui y ont eu lieu. J'ai en effet eu le loisir de discuter avec le Baron de La Brigue il y a de ça un mois. Il m'a conté vos faits d'armes et ce que vous lui aviez apporté, il est assez admiratif de votre personne. Nous avons bien conscience que la marche du monde demande une consolidation des structures administratives et que cette vous incombe. Aussi, nous ne sommes pas hostile à l'idée de prêter serment aux conditions que le Baron Estève m'a avancé. Mais, nous ne le ferons qu'à quelqu'un qui prouvera sa valeur au combat. Aussi, je vous défie en combat singulier. Je vois que vous n'avez qu'une masse d'arme, aussi je vous prêterai un fer. Si vous deviez l'emporter, alors je ploierai le genoux. Sinon ... Disons qu'il risque de falloir vous montrer très très convainquant. Etes-vous d'accord ?

Jourdain se tourna vers Raymond d'Agoult sans même prêter attention à son regard désapprobateur et pris son écu, puis fit face derechef à Rodrigue. Ce n'est pas vraiment ce qu'il entendait par négociations diplomatiques, mais s'il fallait en passer par la, alors qu'il en soit ainsi. Son honneur, de toute façon, lui interdisait de se débiner face au défi d'un nobliaux. Il resserra sa cuirasse et sa prise sur son bouclier, et fit quelques moulinets avec l'épée longue en bronze que venait de lui amener un écuyer. L'épée était bien équilibrée, le pommeau recouvert de cuir restait bien dans la main. Les ferronniers de cet endroit savait forger, c'était déjà une chose de sur. Il fit alors face, au milieu du chemin à Rodrigue. Ce dernier portait une armure de plate en bronze probablement moins efficace que sa cuirasse lamellaire en fer, mais comme il ne comptait pas l'étripailler, cet avantage était assez futile. Rodrigue se saisi d'une grande rondache et fit lui aussi face.

HRP : MJ, un petit jet de Martial pour déterminer l'issu du combat stp ? Smile


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Re: Les bons amis font de la place

Message  Héphaistos le Lun 13 Fév - 22:09

Lancer de dé

Pour déterminer l'issue du combat, effectue un test de Martial simple s'il te plait.
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Re: Les bons amis font de la place

Message  Galcian le Lun 13 Fév - 22:25

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Re: Les bons amis font de la place

Message  Héphaistos le Lun 13 Fév - 22:25

Le membre 'Dauphiné du Bauç d'Aquila' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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Re: Les bons amis font de la place

Message  Galcian le Mar 14 Fév - 15:56

Ça n'est pas parce que le ça n'était pas un duel à mort que les deux combattants le prenait à la légère bien au contraire. Rodrigue se devait de gagner pour prouver à tous la valeur inestimable des soldats de la marche, alors que Jourdain, de son côté, ne pouvait pas perdre sous peine de compromettre sa faculté à faire ployer le genoux de la dernière province notable encore non liée par serment avec lui. Il lui faudrait alors déployer des trésors de diplomatie, et éventuellement la menace pour infléchir la décision. S'il perdait, il était prêt à lui offrir la charge de connétable de ses armées pour le faire changer d'avis. Et au pire, sa grande compagnie d'archers les épiait quelque part dans les hauteurs. Il se força à réfréner ces pensées. D'une parce qu'il devait se concentrer sur le combat et uniquement celui-ci. De deux parce qu'échafauder des plans de secours risquait de réduire inconsciemment sa volonté de vaincre et laissant entrevoir une opportunité après la défaite.

La première minute du combat, il ne se passa strictement rien, si ce n'est des déplacements et contre-déplacement légers. Chacun s'observait avec attention, étudiant la façon de se mouvoir, de faire ses pas, la distance de sécurité voulu par l'adversaire. Puis, d'un coup, Jourdain lança la première attaque. Une attaque d'estoc rapide et d'assez faible puisse, que Rodrigue para sans difficulté, et il contre-attaqua instantanément avec un large coup de taille dans le grand écu. Jourdain pouvait tirer deux enseignements de cette attaque : Rodrigue ne cherchait pas à rétablir la distance quand celle-ci était rompu, mais bien à contre-attaquer, ce qui dénotait un état esprit offensif que le sien; là ou lui cherche à attaquer rapidement et se replier tout aussi rapidement. Deuxième enseignements, bon Dieu ce qu'il cogne fort, un vrai bœuf !

Le véritable assaut commença alors. Rodrigue se rua vers l'avant, tapant un coup de taille vers la gauche qui obligea Jourdain à une parade basse et à avancer dans le coup qui suivant pour bloquer avec l'écu celui-ci avant qu'il ne soit armé et rentrer une nouvel fois d'estoc, bien paré par la rondache, ce qui força Rodrigue à reculer de plusieurs mètres en léger déséquilibre. Jourdain en profita pour casser de nouveau la distance et taper de taille à trois quart de hauteur sur sa droite. Rodrigue para avec sa rondache, puis immédiatement un second coup d'estoc qui se dirigeait vers l'ouverture créé par son geste vers le haut, avant de contre-attaquer en profitant de l'ouverture de Jourdain avec un vicieux que de travers. Le combat continu ainsi pendant un petit moment. Au bout d'une bonne dizaine de minute, épuisé par leurs armures, les deux hommes commençait à fatiguer. Rodrigue tenta une attaque d'estoc au niveau de l'aine que Jourdain para d'un geste brusque, et l'épée de Rodrigue se ficha légèrement dans le sol. Saisissant sa chance, Jourdain la brisa d'un coup sec avec son écu. Avant qu'il ai pu sommer Rodrigue de se rendre, celui-ci avait continué son geste et lui administra un formidable coup de bouclier qui le fit chuter, se retrouvant en sur les fesses. Rodrigue s'approchant alors pour le désarmer, Jourdain envoya un coup d'épée qui le fit reculer, se redressa en passant par le côté sans défense, le moignon d'épée n'étant que d'une utilité limitée, puis en envoya un second qui vient frapper avec force, du plat de la lame, le heaume de Rodrigue qui en fut sonné. Jourdain était à bout de souffle, mais vainqueur à priori. Il enleva son casque et s'adressa au Marquis de Dolceacqua :

[Jourdain d'Amat] : Marquis, ce fut un combat fort difficile, et je crois que nous avons tout deux fait honneur hommes, à nos maisons et à nos valeurs. Restons-en la si vous le voulez bien.

[Rodrigue de Dolceacqua] : Vous êtes un féroce combattant à pas même la vingtaine. Je reconnais ma défaite. J'ai perdu, d'un cheveux, mais telle est la décision de l'Unique. Par conséquent, j’honorerai mes vœux et vous prêterai serment. Je vais même le faire présentement.

[Jourdain d'Amat] : Marquis, ne préférez-vous pas que nous fassions une cérémonie en bonne et due forme, devant témoins et ainsi donner l'occasion à nos compagnons de ripailler un bon, pour une bonne raison cette fois-ci ? C'est une étape très importante dans notre relation, et cela me gênerai de le faire à la va-vite et sans y mettre les formes adéquates. Vous savez que je suis à cheval sur les formes, et sui sur que vous l'êtes autant. Que pensez-vous de le faire à l'occasion de la Saint-Jean dans 6 semaines ? Cela laissera le temps de faire les préparatifs et ajoutera encore de la couleur à cette fête.

[Rodrigue de Dolceacqua] : Hmm, vous avez probablement raison, j'ai laissé parler ma frustration. Je suis moi-même fervent partisan de l'étiquette et du respects des formes, et suis heureux de voir que vous l'êtes également. Aussi, nous nous reverrons sans faute pour la Saint-Jean. En attendant, pour ne pas vous renvoyer sur les routes après cet éreintant combat, je vous offre le gîte et le couvert pour ce soir.

Jourdain était hautement satisfait. Gagner ce fichu combat n'avait pas été facile, et il en était encore tout meurtris, et serait probablement couvert d'hématomes demains. Il soupçonnait d'ailleurs s'être fêlé une côte qui le faisait souffrir à chaque respiration, et savait au fond de lui qu'il n'aurait pas tenu beaucoup plus longtemps, mais ça, il n'allait pas l'avouer, surtout à un adversaire, et maintenant vassal, qui respectait la force en premier lieu. Mais avec cette victoire, il avait maintenant tissé des liens d'alliance et de vassalité avec l'ensemble des maisons de la province, et cela augurait des développements futurs très intéressants.


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Re: Les bons amis font de la place

Message  Héphaistos le Mar 14 Fév - 23:48

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